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L’Argentine soutient le président de la FIFA Gianni Infantino, contesté et sous enquête

L’AFA soutient Gianni Infantino, président de la FIFA, malgré les controverses et une enquête en cours sur l’équipe argentine.

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L’Association du football argentin (AFA) a publiquement déclaré son soutien total au président de la FIFA, Gianni Infantino, qui brigue un quatrième et dernier mandat dans un contexte de controverse et de perte significative de confiance de la part d’instances footballistiques clés.

Le soutien de l’AFA intervient alors qu’Infantino, 56 ans, fait face à un examen minutieux de son leadership, notamment après l’échec de sa proposition ambitieuse de FIFA Forward Enterprise (FFE), qui aurait impliqué la vente de participations dans la Coupe du Monde. La position de l’AFA est d’autant plus remarquable que les joueurs et le personnel d’encadrement de l’équipe nationale argentine sont eux-mêmes actuellement sous enquête de la FIFA pour des altercations d’après-match après le triomphe de l’Espagne en finale de la Coupe du Monde le 19 juillet.

Le soutien de l’AFA à Infantino

Dans une lettre ouverte publiée sur son site officiel, l’AFA, dirigée par son président Claudio « Chiqui » Tapia, a salué la « gestion menée au cours des 10 dernières années » par Infantino. La lettre a spécifiquement reconnu le retrait du projet FFE, qui, selon elle, « a généré, au sein de la famille du football et depuis sa création, beaucoup plus d’incertitudes que de certitudes ».

La déclaration de l’AFA, disponible sur afa.com.ar, poursuit : « Il convient de souligner l’acceptation des erreurs commises dans ce processus et les excuses exprimées dans le message sincère adressé aux 211 fédérations membres de la FIFA. De notre point de vue, cette transformation a été basée sur un modèle de gouvernance transparente, le respect des structures statutaires et le suivi des procédures démocratiques, principes essentiels pour que la famille du football soit unie, ferme et travaille à continuer de générer des améliorations sportives et institutionnelles. »

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Un monde du football divisé

Alors que l’AFA, ainsi que le comité exécutif de la confédération africaine (CAF) et le co-organisateur de la Coupe du Monde 2026, le Mexique, ont apporté leur soutien à Infantino, le président de la FIFA fait face à une opposition significative d’autres puissantes régions du football. L’instance dirigeante du football européen, l’UEFA, représentant 55 associations membres, s’est montrée particulièrement virulente dans son désir de changement de leadership.

L’UEFA a menacé de boycotter les compétitions de la FIFA, y compris les futures Coupes du Monde, si certaines conditions concernant la commercialisation des tournois majeurs ne sont pas remplies. « Les associations de l’UEFA ont été très claires sur les conditions attachées à leur non-participation aux compétitions de la FIFA », indiquait un communiqué de l’instance dirigeante du football européen jeudi. « Premièrement, les propositions de vente des grandes compétitions devaient être retirées et deuxièmement, des assurances devaient être données que de telles tentatives de défigurer le jeu de cette manière ne seraient plus jamais faites. Ces conditions n’ont pas été remplies. De plus, l’UEFA a clairement indiqué dans sa déclaration de samedi qu’elle avait perdu confiance dans la présidence de Gianni Infantino. Cette position est maintenue. »

Le plan FFE, qui visait à vendre des participations dans la Coupe du Monde, est désormais considéré comme « mort-né » selon GiveMeSport. Malgré le soutien du Mexique, leur confédération régionale, la CONCACAF, a appelé à un « règlement de comptes complet » avec la présidence d’Infantino, comme rapporté par Reuters.

L’enquête de la FIFA concernant l’Argentine

Le soutien appuyé de l’AFA à Infantino intervient à un moment sensible pour le football argentin. La FIFA enquête actuellement sur la conduite des joueurs et du personnel d’encadrement de l’Argentine après la finale de la Coupe du Monde, où l’Espagne a battu l’Argentine 1-0 grâce à un but de Ferran Torres. La nature des altercations d’après-match a conduit à une enquête, bien que la FIFA n’ait pas encore annoncé si l’Argentine avait violé son code disciplinaire.

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À l’approche du prochain Congrès de la FIFA, le paysage de la gouvernance mondiale du football reste profondément fracturé, le leadership d’Infantino demeurant un point central de discorde.

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