L’international équato-guinéen de 25 ans a fermé son compte Instagram après les réactions hostiles des tribunes du Heliodoro Rodríguez López, où une partie du public local lui a lancé «assassin» lundi soir.
Son intention affichée, selon El Partidazo de COPE, est de joindre personnellement la famille De Miguel, par leur intermédiaire ou par celui d’un proche, avant de prononcer la moindre parole publique.
Le choc est survenu dans le temps additionnel du match de Segunda División entre le CD Tenerife et le FC Andorre. Owono est sorti de sa surface pour aller chercher un long ballon et a percuté De Miguel à la poitrine avec son genou alors que l’attaquant disputait le ballon. Le joueur de 30 ans a été victime d’un arrêt cardiaque sur la pelouse et a été pris en charge par le staff médical pendant plus de cinq minutes avant d’être transporté en ambulance à l’Hospital Universitario Nuestra Señora de Candelaria, à Santa Cruz. L’arbitre a brandi un carton rouge direct à Owono. Le match, à égalité 2-2, a été interrompu après sept minutes de temps additionnel.
Tenerife et Andorre confirment le décès
Le CD Tenerife a annoncé le décès ce mardi matin à 8h, heure locale.
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«Rongés par la douleur, la gorge nouée et incapables de croire que cela soit vrai, nous, le CD Tenerife, communiquons la tragique disparition de Jesús de Miguel Alameda.»
La réponse du FC Andorre, publiée peu après, s’est ouverte par des excuses adressées à la famille et à l’effectif de Tenerife.
«Le cœur brisé et dévasté, nous souhaitons adresser nos plus sincères condoléances à la famille de Jesús de Miguel, à tous ses coéquipiers et amis, ainsi qu’au CD Tenerife. Repose en paix.»
Le président du club Gerard Piqué a partagé un bref hommage sur les réseaux sociaux avant la confirmation officielle du décès.
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«Je le ressens de toute mon âme. Repose en paix, Jesús.»
Les médias espagnols, citant des sources andorranes, insistent sur le fait que le geste n’était pas intentionnel et qu’Owono n’est pas allé au contact pour blesser. Ses coéquipiers l’ont décrit à COPE comme le moment le plus dur qu’ils aient jamais vécu sur un terrain de football.
Un carton rouge sportif, et une question pénale
Le carton rouge direct est une sanction sportive et ne tranche pas la question de la responsabilité pénale. Les analyses juridiques espagnoles publiées depuis le décès ont pointé l’article 142 du Code pénal, qui punit le fait de causer la mort par imprudence grave d’une peine comprise entre un et quatre ans de prison. Pour que ce cadre s’applique, le parquet devrait établir que la conduite d’Owono a constitué un manquement grave au devoir de prudence qui s’impose sur un terrain, et qu’elle est causalement liée au décès.
Le rapport d’arbitrage, cité par Vozpópuli, décrit le gardien frappant un adversaire «vivement avec la jambe levée» et avec «une force excessive» alors que le ballon était disputé. Cette formulation consigne une faute sportive, et non une qualification pénale ; aucun procureur n’a publiquement ouvert d’enquête, et aucune charge n’a été retenue contre Owono.
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Owono ne s’est pas exprimé publiquement. Selon les informations de Cadena COPE, il ne le fera pas tant qu’il n’aura pas pu joindre la famille en privé.
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