Mauricio Pochettino ne met pas en cause Donald Trump. Il se reproche à lui-même d’être resté à l’écart.
« Il faut avoir l’humilité de reconnaître que l’on peut parfois se tromper. Et je pense que mon erreur a été de ne pas être présent à ce moment-là », a confié l’Argentin à Andrés Cantor de Fútbol de Primera dans un entretien au centre d’entraînement d’US Soccer à Fayetteville, en Géorgie.
Le moment en question, ce sont les 24 heures qui ont précédé le huitième de finale contre la Belgique, le 5 juillet, lorsque le président américain a décroché son téléphone pour appeler la FIFA.
Un carton rouge, un appel, un revirement
Folarin Balogun a été expulsé à la 64e minute du match de phase de groupes contre la Bosnie-Herzégovine, le 1er juillet, après avoir marché sur la cheville de Tarik Muharemovic. La VAR a recommandé une revue à l’écran, et l’arbitre a sorti un carton rouge direct pour faute grave. Une suspension automatique d’un match s’en est suivie.
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La veille du match contre la Belgique, Donald Trump a téléphoné au président de la FIFA Gianni Infantino et lui a demandé de réexaminer la décision. La suspension a été levée quelques heures plus tard.
« Tout ce que j’ai fait, c’est demander un réexamen. Je n’ai pas dit : « Vous devez faire ça » », a déclaré Trump aux journalistes au lendemain du match contre la Belgique.
« Je ne pensais pas que c’était une faute. Je pensais que c’étaient deux grands athlètes qui se sont percutés et se sont retrouvés emmêlés. »
La FIFA a invoqué l’article 27 de son Code disciplinaire, une clause qui permet à l’instance de suspendre l’exécution d’une mesure disciplinaire pour une période probatoire pouvant aller jusqu’à quatre ans. La sanction n’a pas été effacée ; elle a été mise entre parenthèses. US Soccer a écopé d’une amende de 40 000 dollars.
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La « ligne rouge » de l’UEFA
La confédération européenne a réagi dans un registre qu’elle réserve aux crises de gouvernance, estimant que la décision « a franchi une ligne rouge ».
« Nous exprimons notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable », a déclaré l’UEFA dans un communiqué.
« Lorsque la certitude des règles n’est plus garantie par ses gardiens, c’est l’intégrité du jeu qui est en jeu. »
« Toute l’énergie a changé »
Balogun a disputé la quasi-totalité des 90 minutes à Seattle. La Belgique s’est imposée 4-1, et les États-Unis ont été éliminés dès les huitièmes de finale.
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L’argument de Pochettino, trois mois plus tard, est que le résultat lui échappait avant même le coup de sifflet.
« Il s’est passé des choses, et la vérité, c’est que toute l’énergie a changé », a-t-il dit. « Et ce match est très difficile à analyser, car il s’est joué dans un environnement qui n’était pas le plus propice pour aller y disputer une Coupe du monde. »
Il est allé plus loin sur la chaîne de décision autour du recours.
« Cette défaite contre la Belgique est la conséquence de certaines choses », a-t-il déclaré. « J’aurais dû être beaucoup plus impliqué, ou faire partie de ce processus de décision. »
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Pochettino est resté en poste. Le 3 août, US Soccer a conclu un nouveau contrat qui le maintient à la tête de la sélection masculine jusqu’à la Coupe du monde 2030.
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