La candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la FIFA fait l’objet d’un examen sans précédent, des responsables du football européen cherchant apparemment un challenger en la personne du président du Paris Saint-Germain, Nasser al-Khelaifi. Cette situation survient alors que la controverse monte autour du plan ambitieux d’Infantino de vendre des participations dans les opérations commerciales de la FIFA, une initiative qui a suscité une forte opposition de l’UEFA et d’autres parties prenantes clés.
La vision commerciale à 15 milliards de livres sterling d’Infantino suscite la controverse
Infantino, qui dirige la FIFA sans opposition depuis 2016 et espère rester en poste jusqu’en 2031, promeut une proposition visant à inviter des « tiers à réaliser des investissements minoritaires et non-contrôlants » dans une nouvelle filiale nommée Fifa Forward Enterprise (FFE). Cette entité détiendrait et gérerait les droits commerciaux des compétitions de la FIFA, y compris la diffusion, le parrainage, la billetterie et les licences pour la Coupe du Monde, et pourrait valoir environ 15 milliards de livres sterling. La société américaine de capital-risque Thrive Eternal, co-fondée par Joshua Kushner, serait prête à diriger le processus d’investissement privé.
Pour rallier des soutiens, la FIFA a offert à ses 211 associations membres jusqu’à 30,1 millions de livres sterling si elles acceptent la proposition avant la date limite du 19 septembre, un montant qui chuterait à 2 milliards de livres sterling si elles ne s’inscrivent pas dans le délai de 53 jours.
L’UEFA envisage un boycott alors qu’Al-Khelaifi émerge
Les instances du football européen restent cependant profondément sceptiques. L’UEFA a exprimé une forte opposition aux plans et envisage même un éventuel boycott de la Coupe du Monde, avec une réunion d’urgence prévue avec ses 55 fédérations nationales pour établir une position unifiée, selon Politico. Au milieu de ce mécontentement, les dirigeants du football européen ont commencé à discuter de Nasser al-Khelaifi comme un sérieux candidat pour défier Infantino à la présidence de la FIFA. Des conversations sur l’aptitude d’Al-Khelaifi auraient eu lieu, les discussions s’intensifiant lors de la Coupe du Monde du mois dernier.
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L’influence considérable d’Al-Khelaifi dans le sport, y compris ses rôles de président de Qatar Sports Investment et de BeIN Media Group, de chef de l’Association Européenne des Clubs (ECA) et ses postes au Comité Exécutif de l’UEFA et au Conseil de la FIFA, en font une figure redoutable. Un responsable de l’Union Européenne a commenté la perspective qu’Al-Khelaifi dirige l’instance dirigeante mondiale, déclarant : « Les étoiles se sont alignées. »
Le camp d’Al-Khelaifi nie toute ambition à l’approche des élections
Malgré les appels croissants, un représentant d’Al-Khelaifi a minimisé toute ambition présidentielle. « Nasser n’a absolument aucune ambition, aucune intention, aucun intérêt pour le rôle à la FIFA, et il continuera à soutenir discrètement toutes les institutions du football mondial et européen », a déclaré le représentant à Politico. Les European Football Clubs (EFC) ont également publié une déclaration exprimant une « vive inquiétude » concernant les « briefings et annonces médiatiques soudains et unilatéraux » de la FIFA concernant la nouvelle structure d’entreprise, soulignant un manque de consultation avec les clubs qui sont des participants fondamentaux aux compétitions de la FIFA. La prochaine élection présidentielle de la FIFA est prévue pour mars 2027, préparant le terrain pour une bataille potentiellement contentieuse pour la direction du football mondial.



