Les présidents des fédérations de football du Qatar, du Maroc, de l’Égypte, de la Mauritanie, du Liban et du Soudan ont signé une déclaration commune le 13 août, la première prise de position publique et coordonnée en faveur d’Infantino émanant d’un groupe de fédérations nationales depuis que trois confédérations se sont retournées contre lui.
Quatre des signataires siègent au Conseil de la FIFA : le Qatari Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, le Marocain Fouzi Lekjaa, l’Égyptien Hany Abo Rida et le Mauritanien Ahmed Yahya, rapporte Republic World. Les fédérations libanaise et soudanaise étaient représentées par leurs présidents, Hashem Haidar et Moatasem Gafar.
«Conscients du rôle important que joue le football arabe pour rassembler les peuples et renforcer la coopération entre les fédérations de football à travers le monde arabe, nous … exprimons notre plein soutien à M. Gianni Infantino, président de la FIFA, et réaffirmons notre confiance dans son leadership et son engagement continu en faveur du développement du football à l’échelle mondiale», ont déclaré les six dirigeants dans le communiqué.
Les signataires ont également salué les «efforts soutenus» d’Infantino «pour faire progresser le football à l’échelle mondiale, élargir les opportunités dans toutes les régions et renforcer le rôle du sport dans le rapprochement des peuples et des communautés».
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Trois confédérations l’ont désavoué, mais chaque fédération vote de son côté
Infantino est sous pression constante depuis qu’il a évoqué un projet de cession de 20 % des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, une opération censée lever environ 4,2 milliards de dollars. Il a renoncé à la proposition après que l’UEFA, la Confédération asiatique de football (AFC) et la CONCACAF l’ont publiquement désavoué, l’UEFA agitant la menace d’un boycott et les trois instances qualifiant conjointement le plan de «rupture fondamentale de la confiance».
Ces trois confédérations représentent à elles seules 136 des 211 fédérations membres de la FIFA. Une confédération ne peut toutefois pas apporter les voix de ses membres : la FIFA fonctionne selon le principe «un membre, une voix», et chacune des 211 fédérations décide en toute indépendance de son vote lors d’une élection présidentielle.
Première déclaration commune des fédérations nationales
Infantino doit se représenter pour un nouveau mandat en mars 2027. Si un seul adversaire figure sur le bulletin, une majorité simple de 106 voix suffit à l’emporter ; si trois candidats ou plus sont en lice, le vainqueur doit atteindre la majorité des deux tiers, soit 141 voix.
Le communiqué de jeudi est la première déclaration COMMUNE émanant d’un groupe de fédérations nationales depuis le début de cette crise, après qu’Infantino avait auparavant relayé sur ses propres réseaux sociaux des lettres de soutien individuelles de fédérations, dont celles du Maroc, du Qatar et des Émirats arabes unis. Le Maroc est l’un des pays co-organisateurs de la Coupe du monde 2030, ce qui donne un écho supplémentaire à la signature de Lekjaa.
Le projet de cession de droits, aujourd’hui abandonné, avait initialement été assorti d’une subvention de 20 millions de dollars pour chaque fédération membre, un montant qui aurait doublé si la fédération avait approuvé le dispositif, selon le rapport de Bluewater. La FIFA a depuis reconnu que des erreurs avaient été commises dans la gestion de la proposition.
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