Une lettre signée par Gianni Infantino et le secrétaire général de la FIFA Mattias Grafström a suffi à faire renoncer l’UEFA à une menace de boycott vieille d’un mois. Elle n’a pas suffi à mettre fin à la campagne visant à écarter le Suisse de la présidence de la FIFA.
Le comité exécutif de l’UEFA, réuni à Monaco avant le tirage au sort de la Ligue des champions, a levé cette menace jeudi après avoir reçu ce que l’instance européenne considère comme des garanties contraignantes que le projet abandonné de vendre des parts de la Coupe du monde ne serait pas relancé.
Plus tôt ce mois-ci, Infantino et Grafström ont adressé une lettre commune au Conseil de la FIFA et aux associations membres.
«Nous présentons nos sincères excuses pour ces erreurs et nous nous engageons à ce qu’elles ne se reproduisent plus», ont-ils écrit.
La lettre, rapportée par ITV News le 6 août, reconnaissait des erreurs dans la manière dont la proposition FIFA Forward Enterprise avait été gérée et promettait un rapport lors de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA.
Ceferin propose deux voies à Infantino
La position publique de Ceferin sur Infantino, exposée avant la réunion de jeudi, est que les excuses règlent la question du boycott, et rien d’autre.
Interrogé plus tôt cette semaine dans le podcast britannique «The Rest Is Politics: Leading», le président de l’UEFA a exposé deux voies au président de la FIFA avant le congrès de l’an prochain.
«Une option, c’est qu’il se rende compte qu’il n’a pas le soutien», a déclaré Ceferin.
«La seconde option, c’est d’aller à une élection en mars, mais dans ce cas je pense qu’il aura un candidat face à lui.»
Le Slovène de 58 ans a écarté toute candidature au poste de la FIFA, estimant que sa crédibilité «est beaucoup, beaucoup plus grande si je ne suis pas intéressé par le poste.»
Ce qu’Infantino a tenté de vendre
Infantino a annoncé le plan FIFA Forward Enterprise le 28 juillet, en proposant de vendre une part de 20 % des droits commerciaux de la FIFA, y compris ceux de la Coupe du monde, à un véhicule d’investisseurs privés de 20 milliards de dollars piloté par le fonds new-yorkais de Joshua Kushner.
La réaction de l’Europe a été immédiate. En quelques jours, les 55 membres de l’UEFA s’étaient mis d’accord pour boycotter toutes les compétitions de la FIFA. Infantino a retiré la proposition le 31 juillet, mais l’UEFA a maintenu sa position, exigeant des garanties écrites qu’un plan similaire ne reviendrait jamais.
Lire aussi: Chelsea vise une star de l'Atalanta pour un transfert majeur à 50 M€
Ces garanties sont arrivées dans la lettre commune de ce mois. Le boycott est resté en vigueur jusqu’à ce que la réunion de jeudi à Monaco confirme que les deux conditions étaient remplies.
Le tournoi des moins de 20 ans aura bien lieu en Pologne
La conséquence la plus immédiate est que la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans de la FIFA se déroulera comme prévu en Pologne, à partir du 5 septembre, à Łódź, Bielsko-Biała, Katowice et Sosnowiec. Six nations européennes, la Pologne hôte aux côtés de l’Angleterre, la France, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, feront désormais le déplacement.
Une source à l’UEFA a présenté ce recul à Reuters comme une décision prise pour les joueuses plutôt que pour la politique.
«Ce n’est pas une défaite de l’UEFA, c’est plutôt la réalité qui consiste à ne pas priver de jeunes joueuses d’une occasion unique dans une vie. Les actions et l’exigence de changement se poursuivront», a confié cette source à l’agence.
Lire aussi: La raison bouleversante des larmes de Lamine Yamal au Barça enfin révélée
La FIFA a fixé au 18 novembre la date limite pour les candidats à la course à la présidence, l’élection devant se tenir lors du Congrès de la FIFA à Rabat, au Maroc, en mars 2027. Le jour où l’UEFA a levé sa menace de boycott, la Fédération italienne de football a retiré son soutien à la candidature d’Infantino pour un nouveau mandat.
Lire aussi: Smedley veut que Ferrari mette Leclerc au service de Hamilton avant Monza



