Enzo Maresca a été confronté à une question hypothétique sans réponse confortable, et il n’a pas bronché. Aurait-il tout de même accepté le poste de Manchester City cet été si la commission indépendante de la Premier League avait déjà reconnu le club coupable de 114 des 115 chefs d’accusation financiers ?
«Cent pour cent, oui. Je connais l’organisation depuis des années. Je sais à quel point ils sont sérieux. Je sais qu’ils font les choses correctement.»
Maresca s’exprimait lors de sa première conférence de presse depuis la décision tombée le 29 septembre, lorsque la commission a conclu que City avait gonflé ses revenus et réduit ses coûts de plus de 900 millions de livres sur les saisons 2009-10 à 2017-18, en partie par le biais de ce qu’elle a qualifié de contrats de sponsoring «fictifs». Le club a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation graves et a annoncé qu’il ferait appel.
Sa réponse tranche avec les formules soigneusement choisies du type «j’ai confiance dans le club» que la plupart des figures gravitant autour de Manchester City ont servies depuis le verdict. On ne lui a pas demandé ce qu’il pensait de la décision ; on lui a demandé s’il ferait le même choix de carrière en sachant ce qui allait arriver. Sa réponse associe sa propre réputation professionnelle à un club qui attend désormais une audience de sanctions pouvant, dans le pire des cas, entraîner un retrait de points suffisamment lourd pour faire descendre City.
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Il a déjà été proche de l’organisation. Maresca était l’adjoint de Pep Guardiola lors de la saison 2022-23 marquée par le triplé historique, et il est revenu cet été avec un contrat de trois ans pour succéder à Guardiola sur le banc, après avoir claqué la porte de Chelsea en cours de contrat.
«Il n’existe pas d’autre club au monde»
Interrogé sur les raisons pour lesquelles ce lien passé pesait toujours plus lourd que ce que la commission venait de publier, Maresca a de nouveau mis en avant les hommes qui travaillent dans le club.
«J’ai confiance dans les gens et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai rejoint le club. Il n’existe pas d’autre club au monde où j’aimerais être.»
Il a refusé de débattre du bien-fondé de la décision elle-même, expliquant aux journalistes que ce moment viendrait plus tard.
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«Le bon moment pour en parler sera probablement quand nous aurons gagné cet appel.»
Il a également balayé l’idée que les médailles de l’ère Guardiola, dont celle qu’il a lui-même remportée en tant qu’entraîneur adjoint, soient désormais entachées.
«Absolument pas.»
«Si jamais nous sommes en League One»
La phrase la plus cinglante est tombée lorsqu’on l’a interrogé sur la pire sanction possible pour un club reconnu coupable de 114 chefs d’accusation, avec des options allant des amendes aux retraits de points, jusqu’à l’exclusion.
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«J’ai gagné le Championship avec Leicester, donc si jamais nous nous retrouvons en League One, on verra bien.»
C’était livré comme une demi-plaisanterie, mais le sous-texte collait au reste de la conférence de presse. Il n’a pas l’intention de partir, quelle que soit la décision sur les sanctions.
City est en tête de la Premier League avant son déplacement de dimanche à Anfield, et Maresca a été interrogé pour savoir si ce dossier judiciaire ne détournait pas l’attention du terrain. Sa réponse a été plus courte.
«C’est notre travail d’essayer de contrôler le bruit extérieur.»
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