Lucas Herbert et Bryson DeChambeau ont profité de podcasts distincts ces derniers jours pour livrer deux lectures opposées de l’avenir du LIV Golf. L’un s’en va. L’autre affirme que la ligue durera «pour toujours».
Herbert a confirmé sur le podcast Tee It Up qu’il ne figurerait pas dans l’effectif du LIV en 2027. Son raisonnement est simple : un calendrier de 10 épreuves sous le LIV 2.0 restructuré ne lui offrirait ni le volume de golf qu’il souhaite, ni l’accès aux majeurs que procure un calendrier plus fourni.
«10 épreuves, ce n’est pas assez pour construire une saison», a-t-il déclaré.
«Cela ne va pas me donner un accès suffisant aux majeurs, et aujourd’hui, c’est la priorité de ma carrière.»
L’Australien a terminé quatrième au classement individuel du LIV 2026 et s’est imposé à deux reprises durant la saison, selon Yahoo Sports. Sa sixième place ex æquo à l’Open Championship de Royal Birkdale, où il a signé un 62 qui a égalé le record du score en tournoi majeur, l’a convaincu qu’il pouvait viser plus haut.
Herbert a affirmé que l’argent n’avait joué aucun rôle dans sa décision, et que le DP World Tour s’était montré «plutôt arrangeant» pour lui ouvrir une voie en 2027.
Le discours économique de DeChambeau
DeChambeau, invité du podcast Figuring Out de Raj Shamani le 1er novembre, a rejeté l’idée que le modèle d’équipes du LIV serait à bout de souffle. Il a cité les Crushers GC, l’équipe dont il est le capitaine, comme preuve que le modèle fonctionne : environ 29 millions de dollars de revenus l’an dernier pour environ 21 millions de dollars de coûts, selon EssentiallySports, soit près de 8 millions de dollars de bénéfice d’exploitation.
«Ce sera, je l’espère, une ligue qui existera pour toujours», a-t-il affirmé.
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Il a concédé que les énormes paiements versés d’avance aux joueurs sous le LIV 1.0 constituaient un défaut, et affirmé que la ligue restructurée fonctionnerait avec une gouvernance plus stricte.
Faillite et un effectif qui fond
Le LIV Golf a déposé le bilan sous le régime du Chapitre 11 le 8 septembre, avec un passif estimé entre 500 millions et 1 milliard de dollars, selon GolfMagic. BC Partners Credit soutient un accord de restructuration prévoyant jusqu’à 300 millions de dollars en prêts, investissements et financements, et le LIV 2.0 devrait être lancé début 2027.
Herbert n’est pas le seul à prendre la porte. Branden Grace, Ian Poulter et Sergio Garcia sont également partis avant la date limite d’engagement pour le LIV 2.0, a rapporté Yahoo Sports, après que le directeur général du DP World Tour, Guy Kinnings, a indiqué aux joueurs qu’ils ne pouvaient pas être membres des deux circuits à la fois. L’avocat de Jon Rahm a déclaré devant le tribunal des faillites le 7 octobre que son client ne participera pas au LIV 2.0 en 2027, jugeant les conditions proposées inacceptables.
Herbert disputera la semaine prochaine le NSW Open, son retour sur les tournois australiens avant d’entamer son calendrier sur le DP World Tour en 2027.
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