Klaveness widens the FIFA crisis with a demand to audit Infantino's decade

Klaveness élargit la crise de la FIFA en réclamant un audit de la décennie Infantino

La présidente de la fédération norvégienne veut un examen de chaque réforme introduite depuis 2016, portant le combat bien au-delà du plan abandonné à 20 milliards de dollars visant à…

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Lise Klaveness a transformé la tempête à la FIFA en bien plus qu’un simple projet d’investissement raté. Cette semaine, la présidente de la Fédération norvégienne de football (NFF) a appelé Gianni Infantino à démissionner et réclamé un audit complet de la décennie qu’il a passée à la tête du football mondial.

«Nous avons décidé qu’il n’y a plus aucune confiance en Infantino aujourd’hui», a déclaré Klaveness à l’issue de la réunion mensuelle du conseil d’administration de la NFF.

«Nous sommes inquiets de façon constante et, chaque année, à chaque moment de l’année, un pas de plus a été franchi dans la mauvaise direction. La confiance est désormais rompue pour nous, il n’y a pas de retour possible pour Infantino.»

La Norvège est la première association nationale dont la présidente demande publiquement le départ d’Infantino. Le comité exécutif de l’UEFA avait déjà déclaré une semaine plus tôt qu’il avait perdu confiance dans la direction de la FIFA, sans toutefois aller jusqu’à réclamer une démission.

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Ce que la Norvège veut voir examiné

La demande norvégienne est d’une ampleur inhabituelle. Klaveness ne se contente pas de réclamer le départ d’Infantino ; elle veut un examen indépendant de chaque réforme de gouvernance introduite depuis l’élection d’Infantino en 2016 sur un programme intitulé «Taking FIFA Forward». Cet examen, dit-elle, doit évaluer «ce qui a été mis en œuvre, ce qui ne l’a pas été, et ce qui aurait dû l’être».

«Puis les choses se sont rapidement dégradées : de la mise à distance, nous sommes passés à la capitulation, voire au recul, le tout sur fond de manque d’indépendance vis-à-vis des chefs d’État et d’autres personnalités influentes, en particulier venant des pays hôtes de la Coupe du monde», a confié Klaveness à l’AFP.

Le déclencheur de la démarche norvégienne, c’est l’effondrement de la FIFA Forward Enterprise (FFE), un projet de filiale commerciale à 20 milliards de dollars qui aurait vendu des participations minoritaires dans la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs à des investisseurs privés, avec une société fondée par Joshua Kushner désignée comme investisseur de référence. Infantino a abandonné le plan fin juillet, après que l’UEFA, la CONCACAF et l’AFC s’y sont opposées et que son conseiller principal Carlos Cordeiro a démissionné.

La formule «Game of Thrones»

«Pour nous, cela n’a jamais été une affaire personnelle contre Gianni Infantino. Les problèmes vont au-delà de la personne du président.»

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Elle a également rejeté l’idée selon laquelle la crise devrait être lue comme une bataille de succession, insistant sur le fait qu’elle ne doit pas être réduite à une lutte de pouvoir digne d’un «Game of Thrones». Lorsque Sepp Blatter, l’homme qu’Infantino a remplacé, l’a publiquement soutenue pour lui succéder sur X le 4 août, Klaveness a balayé la proposition.

«Sepp Blatter était président lorsque j’étais joueuse. Je me souviens qu’il voulait que nous jouions en shorts plus courts, et je l’avais commenté à l’époque. Mais je n’ai aucun commentaire à faire sur cela.»

Ce que dit son parcours

Klaveness, 45 ans, est avocate et ancienne internationale norvégienne aux 73 sélections. Elle est devenue en 2022 la première femme à diriger la NFF et a été réélue à la présidence en mars 2026 pour un mandat supplémentaire de deux ans.

Son entrée sur la scène internationale est survenue quelques semaines après sa prise de fonctions, lorsqu’elle a pris la parole au Congrès de la FIFA à Doha en déclarant que les droits humains, l’égalité et la démocratie «ne figuraient pas dans le onze de départ» de la Coupe du monde au Qatar. La Norvège avait également refusé de soutenir la réélection d’Infantino en 2023, et la NFF a désormais déposé de nouvelles plaintes éthiques concernant le Prix de la paix de la FIFA remis à Donald Trump et l’annulation de la suspension de Folarin Balogun.

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L’UEFA et la CONCACAF ont exprimé leur défiance envers Infantino, mais les confédérations ne disposent pas des voix de leurs membres à la FIFA. Chacune des 211 associations nationales dépose son propre bulletin, et c’est ce décompte, une fédération après l’autre, que Klaveness cherche désormais à faire bouger.

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