A World Cup without Europe? UEFA's legal move signals its FIFA boycott is more than posturing

Une Coupe du monde sans l’Europe ? L’offensive juridique de l’UEFA montre que son boycott de la FIFA n’est pas qu’une posture

Les 55 associations européennes sont passées des mots à une lettre formelle de conservation de documents, maintenant actif leur boycott des futures Coupes du monde de la FIFA, même après…

·

Read in:

L’UEFA a demandé à la FIFA de verrouiller l’ensemble des documents liés à son projet abandonné de privatisation de la Coupe du monde, une démarche formelle du type de celles qui précèdent l’arbitrage et le contentieux. La lettre, rapportée cette semaine, exige que la FIFA prenne « des mesures immédiates pour identifier, localiser et préserver tous les documents et informations stockées électroniquement » relatifs à la proposition FIFA Forward Enterprise (FFE).

Dans un courrier distinct, l’UEFA a indiqué à la FIFA qu’elle « envisage activement des actions en justice, un arbitrage et/ou des plaintes réglementaires » découlant du projet.

Les enjeux du boycott sous-jacent sont sans précédent dans l’histoire moderne. Les 55 membres de l’UEFA regroupent les plus grands marchés télévisuels d’Europe et les clubs les plus valorisés, et leur absence à une Coupe du monde masculine ou féminine priverait le tournoi de l’essentiel de son poids commercial et sportif. Le premier rendez-vous sportif tombe le 5 septembre, avec le coup d’envoi de la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans de la FIFA en Pologne.

La FFE à 20 milliards de dollars et ses quatre jours d’existence

Infantino a dévoilé la FFE le 29 juillet : un nouveau véhicule commercial qui aurait géré les droits opérationnels des tournois de la FIFA, valorisé en interne à environ 20 milliards de dollars (15 milliards de livres), avec jusqu’à 4,2 milliards de dollars (3,1 milliards de livres) proposés à des investisseurs extérieurs. L’investisseur principal serait, selon les informations, Thrive Capital, dirigé par Joshua Kushner.

Lire aussi: Quatre millions de likes en 40 minutes : Ronaldo et Georgina se sont dit oui lors d'une cérémonie privée à Cascais

La proposition a survécu quatre jours. L’UEFA a voté à l’unanimité le boycott des compétitions de la FIFA le 30 juillet, la CONCACAF a rejeté le projet le même jour, et la Confédération asiatique de football s’y est opposée le lendemain. Le propre conseiller principal d’Infantino, Carlos Cordeiro, a démissionné en signe de protestation. Dès le samedi suivant, Infantino avait retiré le projet.

Les excuses qui n’ont rien changé

La FIFA a tenu une réunion de crise à Rabat le 5 août. Infantino a reçu le « plein soutien » du secrétaire général Mattias Grafström et du conseil de direction de la FIFA, et l’organisation a présenté ses excuses à ses 211 associations membres pour les « erreurs » à l’origine de la FFE.

L’UEFA a balayé cette démonstration de soutien en moins de 24 heures.

« L’annonce d’hier selon laquelle certaines personnes employées par le président de la FIFA (et dont la carrière dépend de ses faveurs) sont d’accord avec lui ne change rien », a déclaré la confédération.

Lire aussi: La porte de sortie d'Infantino passe par une procédure, pas par une promesse

L’UEFA a rappelé les deux conditions pour lever le boycott : les propositions de cession devaient être formellement retirées, et des garanties devaient être données que « de telles tentatives de défigurer le jeu de cette manière ne seront plus jamais entreprises ». Ni l’une ni l’autre, selon l’UEFA, n’ont été remplies.

« Cette position demeure. »

L’UEFA a affirmé qu’il n’était pas nécessaire de « vendre les bijoux de famille pour la financer », tandis que la CONCACAF a soutenu que « les vastes réserves existantes » de la FIFA « peuvent être redistribuées à nos membres » sans le moindre investissement privé.

Le vote de mars 2027 à Rabat

Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a exhorté les associations européennes à retirer les lettres de soutien qu’elles avaient précédemment adressées à Infantino en vue de la prochaine élection présidentielle de la FIFA. La date limite de candidature est fixée au 18 novembre, l’élection étant programmée en mars 2027 à Rabat.

Lire aussi: Williams, neuvième, met 30 M€ par an sur la table pour Sainz. Il ne se presse pas de signer

Selon les statuts de la FIFA, chacune des 211 associations dispose d’une voix égale, si bien qu’une confédération ne peut engager les votes de ses membres. Le pays de Galles et la Finlande ont néanmoins déjà retiré leur soutien à Infantino, et la Fédération anglaise devrait suivre. La CONCACAF et l’AFC ont l’une et l’autre publiquement remis en cause son leadership.

Infantino reste en poste. Les prochaines démarches de l’UEFA décideront si le boycott devient réel : l’échéance de candidature du 18 novembre, et de savoir si la lettre de conservation des documents sera suivie d’une véritable plainte.

Lire aussi: Le patron de la F1 répond aux détracteurs du règlement 2026 : «Chacun peut avoir une opinion»

Related Stories