The English FA's problem with Infantino is not just the next election

Le problème de la FA anglaise avec Infantino ne se résume pas à la prochaine élection

La Football Association a fait savoir à la FIFA que Gianni Infantino n’est pas la bonne personne pour diriger le football mondial, une position qu’elle maintient même après que le…

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La lettre de l’Angleterre à la FIFA n’est pas un simple retrait de soutien en vue du scrutin de mars 2027. Selon la presse britannique et internationale, la FA a fait savoir à la FIFA qu’Infantino ne devrait pas du tout diriger le football, non pas au prochain mandat, mais dès maintenant.

Cette formulation distingue l’Angleterre des fédérations qui se sont contentées d’annoncer qu’elles ne voteraient plus pour lui, et la place aux côtés du pays de Galles comme l’une des voix les plus tranchées au sein du bloc de boycott de l’UEFA.

Le comité de direction de la FIFA a lui-même tenté de refermer le dossier mercredi 5 août, en se réunissant à Rabat et en réaffirmant «son plein soutien au président de la FIFA Gianni Infantino, en tant que seul dirigeant élu par les 211 fédérations membres de la FIFA». Le comité s’est penché sur la gestion du projet avorté FIFA Forward Enterprise, un plan visant à céder une participation d’environ 20 % dans une nouvelle entité chargée de la Coupe du monde et d’autres compétitions, et s’est engagé à ce que la mise à l’écart du Conseil de la FIFA dans la prise de décision ne se reproduise pas.

Comment on écarte réellement un président de la FIFA

La distinction entre s’opposer à un candidat et s’opposer à un président en fonction compte en raison de la manière dont la FIFA est construite. Aucun réexamen de la présidence n’est prévu entre les congrès. Selon les statuts, une demande écrite d’un cinquième des membres, soit 43 des 211 fédérations, peut déclencher un Congrès extraordinaire, où une majorité serait alors nécessaire pour l’écarter. L’Angleterre, à elle seule, ne peut pas l’imposer.

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En qualifiant toutefois la présidence d’Infantino en termes absolus, la FA place la barre plus haut pour tout ce qui ressemblerait à une trêve. «Il ne devrait pas être là» est une phrase très difficile à retirer si le projet est mis au placard et que le comité se contente de le maintenir en poste.

Les 55 de l’UEFA maintiennent leur boycott

La lettre de l’Angleterre n’est pas un cas isolé en Europe. Les 55 fédérations membres de l’UEFA ont voté à l’unanimité fin juillet pour se retirer de toutes les compétitions de la FIFA, et la confédération a confirmé la semaine suivante que la réunion de Rabat n’y avait rien changé.

«L’UEFA a clairement indiqué dans son communiqué de samedi qu’elle a perdu confiance dans la présidence de Gianni Infantino. Cette position demeure», a déclaré l’UEFA dans un communiqué publié après la réunion de Rabat.

Deux conditions ont été posées : la vente des droits commerciaux devait être définitivement abandonnée, et des garanties devaient être apportées qu’aucun plan similaire ne reviendrait sur la table. La position publique de l’UEFA est qu’aucune des deux n’a été remplie.

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Le pays de Galles a été le premier à agir parmi les fédérations nationales, le 3 août, lorsque la Football Association of Wales a confirmé son retrait par un communiqué évoquant «des manquements récents en matière de bonne gouvernance, de procédures, de leadership, de valeurs, de gestion des parties prenantes, de communication et de discernement» qui avaient conduit Infantino à perdre la confiance de la FAW.

Le compte à rebours jusqu’au 18 novembre

Le compte à rebours qui mobilise les esprits n’est pas celui du Conseil de la FIFA. C’est le calendrier. Les candidats à la présidence doivent déposer leur candidature avant le 18 novembre 2026, exactement quatre mois avant le vote du 77e Congrès de la FIFA à Rabat, le 18 mars 2027. Chacune des 211 fédérations membres de la FIFA dispose d’une voix, et un candidat doit obtenir les deux tiers des suffrages valablement exprimés au premier tour ; si personne ne franchit ce seuil, les tours suivants se décident à la majorité simple.

Infantino est actuellement le seul candidat déclaré. Le président de la Concacaf et vice-président de la FIFA Victor Montagliani envisagerait, selon la presse, de se présenter et s’est imposé comme le nom le plus souvent cité comme alternative de consensus. Il ne s’est pas officiellement déclaré.

Même un bloc UEFA qui a voté d’une seule voix sur le boycott ne suffirait pas, à lui seul, à écarter Infantino dans les urnes. Les 211 fédérations de la FIFA votent chacune séparément, et les confédérations peuvent faire pression mais ne peuvent pas garantir les voix de leurs membres.

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La FIFA parle d’une campagne «concertée»

La FIFA traite la campagne contre Infantino comme coordonnée et déplacée. Dans un communiqué du 9 août, elle a évoqué «un effort concerté et continu» visant à saper le président et a averti que «ceux qui n’ont pas le soutien des fédérations membres de la FIFA ne devraient pas chercher à obtenir par l’allégation, l’insinuation ou la désinformation ce qu’ils ne peuvent pas obtenir par les processus démocratiques établis de la FIFA».

La lettre de la FA anglaise va à l’encontre de cette lecture. Son message n’est pas qu’Infantino doit être battu en mars. C’est que le président de l’instance ne devrait plus être en poste quand mars arrivera.

La prochaine date arrêtée est le 18 novembre. Si Montagliani, ou tout autre candidat, dépose sa candidature d’ici là, la formule «seul dirigeant élu par les 211» employée par le comité à Rabat cesse d’être une défense et devient l’enjeu d’un scrutin.

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