Il existe au moins quatre clans distincts à l’intérieur du vestiaire de Naples, et Matteo Politano ne fait plus semblant de l’ignorer.
Dans son interview d’après-match après la défaite 4-1 de mercredi à Porto en Ligue des champions, l’attaquant italien s’en est pris à ses coéquipiers non-italiens.
«Ce serait bien que quelques autres coéquipiers viennent ici donner une explication, et pas seulement nous, les Italiens, mais tant pis», a déclaré Politano, selon les propos rapportés par Football Italia sur cette interview.
Le résultat qui l’a fait sortir de ses gonds, c’est un effondrement en seconde période. Jan Bednarek a ouvert le score pour Porto d’une tête à la 11e minute. Scott McTominay a répondu pour Naples avant la pause, mais Gabri Veiga, Jakub Kiwior et Samu Aghehowa ont tous marqué après la mi-temps, selon le compte rendu du match d’ESPN.
Quatre clans, un effectif
La Gazzetta dello Sport a cartographié le vestiaire selon les nationalités. Politano, Leonardo Spinazzola et Giovanni Di Lorenzo forment un noyau italien soudé. Noa Lang et David Neres font la paire, tout comme Billy Gilmour et McTominay. Alisson Santos et Giovane composent un petit groupe brésilien. Kevin De Bruyne, Rasmus Hojlund, Stanislav Lobotka et Andre-Frank Zambo Anguissa restent entre eux, selon la lecture du quotidien relayée par Football Italia.
Juan Jesus, le défenseur brésilien qui a quitté Naples libre à l’expiration de son contrat fin juin 2026 après 130 apparitions, manque cruellement comme le genre de rassembleur de vestiaire qui fait désormais défaut à ce groupe, comme l’ont souligné les médias italiens au sujet des divisions dans l’effectif.
Lucca envoie balader De Bruyne
Les tensions débordent sur le terrain. Pendant le match face à Porto, Lorenzo Lucca s’en est pris à De Bruyne après que le Belge lui eut adressé une consigne.
«Pourquoi tu parles ? Va te faire f***** !», a lancé Lucca, selon les informations rapportées sur cet échange capté à l’antenne.
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Hojlund contredit publiquement Allegri
La ligne de fracture suivante passe entre l’entraîneur et l’effectif. Massimiliano Allegri, nommé en juillet 2026 sur un contrat jusqu’en 2029 après avoir succédé à Antonio Conte, a tenté de faire valoir après la rencontre que les 70 premières minutes avaient été acceptables. Rasmus Hojlund, au micro d’Amazon Prime Italia, a tenu le discours inverse.
«Je ne suis pas d’accord ; je pense, bien sûr, que ce n’est pas un mauvais match. Je peux l’admettre, mais nous devons arrêter d’encaisser de mauvais buts, et nous devons commencer à gagner des matchs», a déclaré l’attaquant danois, selon Yahoo Sports.
«Nous traversons une période très sombre en ce moment, et nous devons travailler. Pas seulement les joueurs : tout le monde au club doit prendre ses responsabilités», a ajouté Hojlund au micro d’Amazon Prime Italia.
De Laurentiis décrète une mise au vert
Aurelio De Laurentiis a réagi en imposant un stage d’urgence. Les joueurs ont reçu l’ordre de se présenter à un hôtel vendredi et d’y rester ensemble jusqu’au coup d’envoi dimanche, un dispositif que Naples n’impose habituellement pas avant un match de championnat à domicile, selon les informations relayées sur la décision du président.
Le coup d’envoi face à la Lazio au Stadio Diego Armando Maradona est fixé à 12h30 heure locale dimanche. La Lazio arrive en tête de la Serie A, invaincue à l’extérieur cette saison. Allegri a perdu sept de ses quatorze premiers matchs officiels à la tête du club.
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