Clermont est l’une des surprises de cette édition de la Champions Cup, ayant décroché une place en phase à élimination directe après plusieurs saisons décevantes. Atteindre ce stade de la compétition est une belle réussite, surtout pour un club en pleine reconstruction et confronté à de grandes difficultés financières ces dernières années.
Nous revenons ici sur le parcours chaotique de Clermont, ses moments-clés, et les espoirs de renaissance qui animent aujourd’hui la Yellow Army.
Dernière chance européenne pour Clermont

Le déplacement à Northampton représente l’un des matchs les plus importants de Clermont depuis des années. Les supporters espèrent que ce choc marquera le début d’un vrai retour au sommet du rugby européen.
Autrefois prétendant au titre, aujourd’hui en quête de légitimité

Entre 2013 et 2017, Clermont a disputé trois finales de Champions Cup et remporté deux Boucliers de Brennus. Mais ces dernières saisons ont été marquées par un net déclin sportif.
2023 : l’année du naufrage

Une 10e place en Top 14 a privé Clermont de Champions Cup, aggravant une situation financière déjà préoccupante. L’absence des compétitions européennes a eu un impact économique majeur.
Les départs qui ont accentué la crise

Des cadres comme Damian Penaud et Arthur Iturria ont quitté le club, tandis que d’anciens joueurs ont intenté des actions en justice à la suite de commotions mal gérées, révélant des tensions internes profondes.
Une génération dorée disparue

Depuis 2016, Clermont a vu partir les figures emblématiques de son âge d’or, comme Jamie Cudmore, Brock James ou Morgan Parra. Les successeurs n’ont jamais été à la hauteur.
Le Covid-19 a failli tout faire basculer

La pandémie a frappé le club de plein fouet. Matchs à huis clos, pertes de recettes… Clermont s’est retrouvé au bord du gouffre, financièrement asphyxié.
Réductions de salaire et changement de modèle

Pour survivre, le club a imposé une baisse de 16,2 % des salaires au-delà de 100 000 € et a revu tout son modèle économique. Une restructuration douloureuse mais nécessaire.
Michelin prend les rênes

En 2023, Michelin est devenu l’unique actionnaire du club, injectant 11 millions d’euros pour combler le déficit. Objectif : assurer la pérennité et relancer les ambitions sportives.
Nouveau leadership, nouvelle vision

Avec l’arrivée de Benoît Vaz à la direction générale, un plan triennal a été lancé pour revenir à l’équilibre d’ici 2026. La priorité est désormais la stabilité à long terme.
“Rugby City”, symbole d’un nouveau départ

Un complexe flambant neuf de 19 millions d’euros ouvrira ses portes en 2026. Il réunira toutes les sections du club et offrira un véritable lieu de vie aux supporters.
Une pression toujours bien réelle sur le terrain

Malgré les efforts hors du terrain, la situation sportive reste fragile. Une non-qualification pour la Champions Cup l’an prochain compromettrait gravement le projet global.
Northampton comme source d’inspiration

Le club anglais a lui aussi traversé des années difficiles avant de redevenir champion. Clermont espère suivre cet exemple et retrouver les sommets européens dans un avenir proche.



