Pogacar, Vingegaard

Classement des favoris du Tour de France 2026 : les 15 principaux prétendants au maillot jaune

Mis à jour : 12:26, le 02/07/2026 Le Tour de France s’apprête une nouvelle fois à être dominé par l’immense rivalité entre Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Depuis cinq éditions,…

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Mis à jour : 12:26, le 02/07/2026

Le Tour de France s’apprête une nouvelle fois à être dominé par l’immense rivalité entre Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard. Depuis cinq éditions, les deux hommes règnent sans partage sur la plus prestigieuse des courses cyclistes, mais cette année, le scénario semble légèrement différent. Une nouvelle génération emmenée par Paul Seixas, Isaac del Toro et Florian Lipowitz frappe désormais à la porte, tandis que des coureurs confirmés comme Remco Evenepoel, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose espèrent franchir un cap décisif. Avant le départ, voici les 15 principaux candidats au maillot jaune.

15. Richard Carapaz – EF Education-EasyPost

Richard Carapaz
caflockton / Shutterstock.com

Richard Carapaz ne fait plus partie des grands favoris pour remporter un Grand Tour, mais l’Équatorien a prouvé à plusieurs reprises qu’il était dangereux de le sous-estimer. Champion du Giro, médaillé d’or olympique et ancien troisième du Tour de France, il reste l’un des coureurs les plus expérimentés du peloton lorsqu’il s’agit de gérer une course de trois semaines.

Son principal problème réside dans sa préparation. Contraint de renoncer au Giro après une intervention chirurgicale, il a vu toute sa saison être bouleversée. Son retour sur le Tour de Suisse s’est soldé par une deuxième place au classement général, mais cette performance est plus flatteuse qu’elle n’y paraît. Son avance acquise dès les premiers jours lui a permis de conserver une bonne position, mais dès que la montagne est devenue vraiment exigeante, il est apparu clairement qu’il lui manquait encore plusieurs niveaux pour rivaliser avec les meilleurs.

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Pourtant, c’est précisément dans ce type de situation que Carapaz a souvent surpris au cours de sa carrière. Peu de coureurs savent monter en puissance aussi efficacement que lui pendant un Grand Tour. Son moteur exceptionnel lors de la troisième semaine reste l’une de ses plus grandes qualités, et le Tour de l’an dernier l’a encore démontré lorsqu’il a remporté une étape de montagne ainsi que le maillot à pois grâce à une succession d’échappées parfaitement maîtrisées.

Cette année encore, ce scénario pourrait se répéter. EF Education-EasyPost n’aura pas les moyens de contrôler la course, ce qui offrira probablement à Carapaz une grande liberté tactique dès que le classement général ne sera plus un objectif réaliste. Avec son expérience et ses qualités de grimpeur, il possède toujours les armes pour profiter des échappées et remonter progressivement au classement.

Personne ne s’attend réellement à le voir lutter avec Pogacar ou Vingegaard, mais ce n’est plus forcément son objectif. Une victoire d’étape, un nouveau maillot de meilleur grimpeur et une place dans le top 10 constitueraient déjà un Tour extrêmement réussi pour un coureur qui reste particulièrement redoutable lorsque la fatigue commence à peser sur le peloton.

14. Matteo Jorgenson – Visma | Lease a Bike

Matteo Jorgenson
Gil Corzo / Shutterstock.com

Matteo Jorgenson est sans doute l’un des coureurs les plus polyvalents du peloton actuel. Peu de grimpeurs sont capables, comme lui, de performer aussi bien sur les classiques pavées que dans les courses d’une semaine ou les Grands Tours. Cette polyvalence fait de lui un élément indispensable pour Visma, même si elle alimente également le débat concernant son véritable potentiel dans les courses de trois semaines.

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La saison dernière, l’Américain a déjà montré des progrès très encourageants. Huitième du Tour de France malgré son rôle de lieutenant auprès de Jonas Vingegaard, il a prouvé qu’il possédait désormais la régularité et l’endurance nécessaires pour jouer le classement général.

Son printemps a confirmé cette progression, notamment lors de Tirreno-Adriatico où il s’est montré particulièrement impressionnant. En revanche, le Critérium d’Auvergne a quelque peu refroidi les attentes. Face à Isaac del Toro et aux meilleurs grimpeurs, Jorgenson a souffert dès que les ascensions sont devenues longues et très exigeantes.

Cela confirme une impression déjà observée auparavant : il excelle sur les montées explosives, mais atteint encore ses limites dans les très longues ascensions alpestres. Heureusement pour lui, le parcours du Tour 2026 comporte moins d’étapes extrêmement montagneuses que les éditions précédentes, ce qui lui permettra d’exploiter davantage ses qualités.

Son rôle restera malgré tout celui de lieutenant de luxe pour Jonas Vingegaard. Visma aura besoin de lui le plus longtemps possible dans les ascensions afin d’isoler Pogacar. Si les circonstances le permettent, Jorgenson pourrait néanmoins défendre sa propre place au classement général et viser une nouvelle fois le top 10.

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13. Matthew Riccitello – Decathlon CMA CGM Team

Matthew Riccitello
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Matthew Riccitello ne devait pas participer au Tour de France cette année. Initialement destiné à mener l’équipe sur la Vuelta, l’Américain a vu tous les plans de Decathlon être bouleversés par l’explosion fulgurante de Paul Seixas.

Le phénomène français étant rapidement devenu un véritable candidat au podium, l’équipe a entièrement revu sa stratégie. Riccitello se retrouve désormais dans un rôle de lieutenant, mais un lieutenant capable lui aussi de viser un excellent classement général si les circonstances lui sont favorables.

Le potentiel du jeune Américain n’est plus à démontrer. Depuis plusieurs saisons, il figure parmi les meilleurs grimpeurs de sa génération. Son Tour de l’Avenir puis sa cinquième place sur la dernière Vuelta ont confirmé qu’il possédait toutes les qualités nécessaires pour performer sur trois semaines.

Sa principale faiblesse reste toutefois son irrégularité. Son printemps a été perturbé par des maladies et il n’a jamais réellement retrouvé le niveau espéré. Il arrive donc sur ce Tour avec davantage de questions que de certitudes.

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Le profil très tardif de la course pourrait cependant lui convenir parfaitement. Les grandes étapes de montagne arrivant surtout lors de la dernière semaine, Riccitello aura le temps de retrouver progressivement son meilleur niveau.

S’il parvient à retrouver les sensations aperçues sur la Vuelta, il pourrait devenir bien plus qu’un simple équipier de Seixas. Un top 10 reste parfaitement envisageable et confirmerait définitivement son immense potentiel pour les Grands Tours.

12. Mattias Skjelmose – Lidl-Trek

Mattias Skjelmose
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Mattias Skjelmose se trouve à un moment charnière de sa carrière. Depuis plusieurs saisons, le Danois prouve qu’il fait partie des meilleurs spécialistes des classiques vallonnées, comme en témoignent sa victoire sur l’Amstel Gold Race et ses nombreuses places d’honneur dans les Ardennaises.

Pourtant, son rêve reste le Tour de France. C’est précisément pour cette raison que l’arrivée de Juan Ayuso chez Lidl-Trek a changé beaucoup de choses. Le Danois n’est désormais plus le leader incontesté de son équipe pour les Grands Tours et devra partager les responsabilités avec l’Espagnol.

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Les dernières semaines ont néanmoins redonné de l’espoir. Ses excellentes performances en Auvergne ont convaincu son équipe de ne pas lui demander immédiatement de sacrifier son classement général. Tant qu’Ayuso restera dans la course au podium, Skjelmose pourra défendre ses propres ambitions.

Le parcours lui convient d’ailleurs beaucoup mieux que les éditions précédentes. Les nombreuses arrivées explosives rappellent fortement la Vuelta, où il avait brillamment terminé cinquième. Son niveau en contre-la-montre constitue également un avantage important face à plusieurs rivaux directs.

Il subsiste malgré tout une inquiétude : son irrégularité. Au cours de sa carrière, plusieurs journées sans jambes lui ont coûté de précieux résultats sur les courses par étapes. Sur un Tour de France aussi relevé, une seule mauvaise journée peut suffire à anéantir toute ambition.

S’il parvient à éviter ces passages à vide, Skjelmose possède largement les qualités pour terminer parmi les dix premiers et confirmer qu’il fait désormais partie des meilleurs coureurs de classement général du peloton mondial.

11. Thymen Arensman – Netcompany INEOS

Thymen Arensman
Pierre Teyssot / Shutterstock.com

Thymen Arensman fait partie de ces grimpeurs qui deviennent de plus en plus dangereux au fil des jours. Le Néerlandais possède un moteur exceptionnel qui lui permet de terminer les Grands Tours souvent plus fort que la majorité de ses adversaires.

Le Tour de France précédent l’a parfaitement illustré. Sans véritable pression au classement général, il avait progressivement pris de l’ampleur avant de remporter deux magnifiques étapes de montagne face aux meilleurs grimpeurs du monde.

Cette année, il arrive avec encore davantage de confiance après avoir réalisé le meilleur Giro de sa carrière. Même s’il a échoué de peu au pied du podium, il a démontré qu’il appartenait désormais au cercle des meilleurs grimpeurs des courses de trois semaines.

Le parcours lui convient particulièrement bien. Les étapes les plus difficiles arrivent très tard dans la course, exactement au moment où Arensman atteint généralement son meilleur niveau. Peu de coureurs profitent autant de l’accumulation de fatigue que lui.

INEOS ne semble d’ailleurs pas vouloir lui imposer immédiatement le poids du classement général. Cette liberté pourrait lui permettre de saisir les opportunités qui se présenteront en montagne et d’aborder la troisième semaine dans des conditions idéales.

S’il parvient à conserver les sensations affichées sur le Giro, Arensman pourrait une nouvelle fois devenir l’un des hommes forts de la dernière semaine et s’inviter dans la lutte pour une place parmi les meilleurs du classement général.

10. Tom Pidcock – Q36.5 Pro Cycling Team

Tom Pidcock
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Depuis plusieurs années, Tom Pidcock s’obstine à poursuivre un rêve que beaucoup jugeaient irréaliste : devenir un véritable prétendant au classement général d’un Grand Tour. Son immense talent n’a jamais fait débat. Vainqueur de Strade Bianche, de l’Amstel Gold Race ou encore de la Flèche Brabançonne, le Britannique a régulièrement démontré qu’il faisait partie des meilleurs coureurs de classiques du peloton. Beaucoup pensaient d’ailleurs qu’il aurait davantage intérêt à concentrer toute son énergie sur ce type de courses.

La Vuelta de l’an dernier a pourtant changé le regard porté sur lui. En terminant troisième du classement général, Pidcock a enfin prouvé qu’il pouvait également tenir la distance sur trois semaines. Plus encore que le résultat, c’est sa manière de courir qui a impressionné. Il a résisté jusqu’au bout face à des spécialistes des Grands Tours et a montré une endurance que beaucoup pensaient ne jamais voir chez lui.

Le parcours du Tour 2026 lui offre probablement la meilleure opportunité de sa carrière. Les grandes étapes alpestres sont moins nombreuses que ces dernières années et plusieurs arrivées correspondent parfaitement à ses qualités d’explosivité. Tant que les ascensions restent relativement courtes, il est capable de rivaliser avec presque tous les favoris.

Des interrogations demeurent malgré tout. Sa préparation a été perturbée par la maladie et il n’a pas pu enchaîner les courses comme prévu. De plus, les très longues ascensions restent son principal point faible. Face à des grimpeurs comme Pogacar, Vingegaard, Lipowitz ou Del Toro, il risque encore de souffrir lorsque la route s’élèvera pendant de nombreux kilomètres.

Malgré cela, tout laisse penser qu’il peut signer son meilleur Tour de France. Le podium paraît encore hors de portée dans un plateau aussi relevé, mais une place dans le top 10 confirmerait définitivement que sa troisième place sur la Vuelta n’était pas un simple exploit isolé. Elle démontrerait qu’il possède désormais toutes les qualités pour devenir un véritable coureur de classement général.

9. Tobias Johannessen – Uno-X Mobility

Tobias Johannessen
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Pendant longtemps, la Norvège a cherché le successeur capable de rivaliser avec les meilleurs grimpeurs du monde. Alors que le Danemark produisait régulièrement des prétendants au Tour de France, les Norvégiens devaient se contenter de sprinteurs ou de spécialistes des classiques. Tobias Johannessen semble aujourd’hui prêt à changer cette histoire.

Son ascension a demandé un peu plus de patience que prévu. Après son succès sur le Tour de l’Avenir, beaucoup imaginaient un décollage immédiat. Il lui a finalement fallu plusieurs saisons pour confirmer tout son potentiel, mais son excellente sixième place sur le Tour de France l’an passé a définitivement levé les derniers doutes.

Sa plus grande qualité réside dans sa capacité à monter en puissance au fil des jours. Johannessen récupère remarquablement bien et devient souvent plus fort à mesure que la fatigue s’installe. Lors du précédent Tour, il a gagné plusieurs places lors de la troisième semaine, preuve que son endurance est désormais l’une de ses principales armes.

Le parcours lui convient parfaitement. Les grandes difficultés arrivent essentiellement dans la dernière partie de la course, exactement au moment où le Norvégien atteint généralement son meilleur niveau. Les nombreuses arrivées explosives devraient également lui permettre de limiter les écarts face aux meilleurs grimpeurs.

Son printemps a parfois suscité quelques inquiétudes. Après un excellent début de saison, il a traversé une période beaucoup plus compliquée avant de retrouver progressivement ses sensations. Son retour au premier plan en Auvergne a toutefois confirmé que son potentiel restait intact.

S’il parvient à reproduire le niveau affiché ces dernières semaines, Johannessen peut raisonnablement viser une nouvelle place parmi les meilleurs du classement général. Le niveau est plus élevé que l’an dernier, mais lui aussi semble avoir franchi un nouveau palier.

8. Cian Uijtdebroeks – Movistar Team

Cian Uijtdebroeks
Rini Kools / Shutterstock.com

Il y a quelques années, Cian Uijtdebroeks était considéré comme l’un des plus grands talents du cyclisme mondial. Sa victoire sur le Tour de l’Avenir et ses débuts prometteurs chez les professionnels avaient convaincu plusieurs des plus grandes équipes de se battre pour obtenir sa signature.

Son évolution a malheureusement été freinée par d’importants problèmes physiques qui lui ont pratiquement fait perdre une saison entière. Pendant que Paul Seixas, Isaac del Toro ou Florian Lipowitz poursuivaient leur progression, le Belge disparaissait progressivement des conversations concernant les futurs grands vainqueurs du Tour.

Son arrivée chez Movistar pourrait bien relancer complètement sa carrière. L’équipe espagnole lui offre enfin un environnement où il peut bénéficier d’un véritable statut de leader, avec une confiance totale accordée à son projet de développement.

Ses résultats du printemps ne racontent pas toute l’histoire. Entre les blessures, les maladies et plusieurs contretemps, il n’a jamais pu enchaîner une préparation idéale. Pourtant, lorsqu’il était en bonne condition, il a laissé entrevoir un niveau très encourageant qui rappelle pourquoi il était considéré comme un futur champion.

Le profil du Tour devrait parfaitement convenir à ses qualités. Les étapes les plus difficiles arrivent tardivement, ce qui favorise les coureurs capables de monter progressivement en puissance. La seule véritable faiblesse de son profil reste le contre-la-montre, mais celui de cette édition est suffisamment vallonné pour limiter les dégâts.

Le podium paraît encore prématuré, mais un retour dans le top 10 représenterait déjà un immense succès. Il rappellerait surtout que, malgré toutes les difficultés rencontrées, Uijtdebroeks reste l’un des plus grands talents de sa génération.

7. Remco Evenepoel – Red Bull – BORA – hansgrohe

Remco Evenepoel
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Peu de coureurs abordent ce Tour avec autant de pression que Remco Evenepoel. Depuis son arrivée chez Red Bull – BORA – hansgrohe, tout le projet a été construit autour d’un objectif unique : faire du Belge un futur vainqueur du Tour de France.

Sur le papier, Evenepoel possède toujours toutes les qualités pour viser le podium. Son niveau en contre-la-montre reste exceptionnel et il a déjà prouvé par le passé qu’il pouvait terminer parmi les meilleurs sur trois semaines. Sa troisième place sur le Tour il y a deux ans reste une référence majeure.

Le problème est qu’il n’a plus réellement confirmé cette progression en montagne. Ses dernières prestations sur les grandes étapes alpestres ont laissé apparaître davantage de doutes que de certitudes. Plusieurs fois cette saison, il s’est retrouvé incapable de suivre les meilleurs grimpeurs lorsque le rythme s’est accéléré.

Le parcours constitue néanmoins une excellente nouvelle pour lui. Les longues étapes de très haute montagne sont moins nombreuses et plusieurs arrivées explosives correspondent beaucoup mieux à son profil. La contre-la-montre représente également une occasion importante de reprendre du temps à plusieurs concurrents directs.

Mais la concurrence n’a jamais été aussi forte. Lipowitz, Del Toro, Ayuso ou encore Seixas semblent avoir franchi un nouveau cap, tandis qu’Evenepoel doit encore prouver qu’il a retrouvé son meilleur niveau. Son Tour dépendra essentiellement de sa capacité à redevenir le grimpeur qui avait impressionné lors de son premier podium.

S’il y parvient, il peut encore viser les trois premières places. Dans le cas contraire, les interrogations concernant son avenir comme candidat au Tour de France deviendront inévitables, et beaucoup continueront de penser que les classiques représentent finalement son véritable terrain d’expression.

6. Juan Ayuso – Lidl-Trek

Juan Ayuso
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Juan Ayuso dispute sans doute le Tour de France le plus important de sa jeune carrière. Après avoir quitté UAE Team Emirates pour sortir de l’ombre de Tadej Pogacar, l’Espagnol dispose enfin de sa propre équipe et de l’opportunité de démontrer qu’il peut devenir un véritable prétendant au maillot jaune.

Son talent n’a jamais été remis en question. Depuis son podium sur la Vuelta alors qu’il n’était encore qu’un adolescent, Ayuso est considéré comme l’un des plus grands espoirs du cyclisme mondial. Excellent grimpeur et très performant en contre-la-montre, il possède le profil idéal pour jouer le classement général.

Ce sont surtout les blessures, les maladies et les chutes qui ont ralenti sa progression. Trop souvent, il est arrivé sur les Grands Tours sans avoir pu préparer correctement son objectif principal. Cette irrégularité a parfois empêché de mesurer son véritable potentiel.

Cette saison, les signaux sont bien plus positifs. Lorsqu’il a pu courir sans problème physique, il a retrouvé un niveau très proche de son meilleur. Lidl-Trek a d’ailleurs construit une équipe particulièrement solide autour de lui, preuve de la confiance accordée au jeune Espagnol.

La lutte pour le podium sera toutefois extrêmement relevée. Florian Lipowitz, Isaac del Toro et Paul Seixas affichent eux aussi un niveau exceptionnel, ce qui promet une bataille passionnante derrière Pogacar et Vingegaard. Ayuso possède les qualités pour rivaliser avec eux, mais il devra réussir trois semaines quasiment parfaites.

S’il y parvient, ce Tour pourrait marquer son véritable retour parmi les meilleurs coureurs de Grands Tours et justifier pleinement l’énorme investissement réalisé par Lidl-Trek pour faire de lui le leader de son projet sportif.

5. Isaac del Toro – UAE Team Emirates – XRG

Isaac del Toro
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L’ascension d’Isaac del Toro est l’une des plus impressionnantes de ces dernières années. En très peu de temps, le Mexicain est passé du statut de grand espoir à celui de véritable prétendant au podium du Tour de France. Depuis sa victoire sur le Tour de l’Avenir, sa progression n’a jamais cessé d’impressionner, et il s’impose aujourd’hui comme l’un des grimpeurs les plus talentueux du peloton.

Pendant longtemps, certains doutaient de sa capacité à tenir la distance sur trois semaines. Son explosivité ne faisait aucun doute, mais il restait à savoir s’il pouvait conserver ce niveau lorsque les grands cols et l’accumulation de fatigue entraient en jeu. Ses performances récentes ont largement dissipé ces interrogations. Sur les courses préparatoires, il a démontré qu’il était désormais capable de dominer aussi bien sur les longues ascensions que sur les montées plus explosives.

Sa progression physique est tout aussi impressionnante que sa maturité tactique. Del Toro court désormais avec une sérénité rarement observée chez un coureur de son âge. Il sait parfaitement choisir ses efforts, gérer les moments clés de la course et rester calme lorsque la pression augmente. Toutes ces qualités font de lui un candidat crédible au podium dès cette année.

Son principal obstacle porte toutefois un nom : Tadej Pogacar. Tant que le Slovène sera le leader incontesté de UAE Team Emirates, Del Toro devra consacrer une partie de son énergie à protéger son capitaine. Cette responsabilité pourrait lui coûter quelques précieuses secondes dans la lutte pour le podium.

Mais cette situation peut aussi lui offrir davantage de liberté. Les autres équipes concentreront avant tout leurs efforts sur Pogacar, ce qui pourrait permettre au Mexicain de profiter de certaines situations tactiques sans attirer toute l’attention. Avec son niveau actuel, il possède largement les qualités pour terminer parmi les trois premiers si la course tourne en sa faveur.

Le maillot jaune semble encore prématuré, mais le podium est désormais un objectif parfaitement réaliste. Plus encore, Del Toro confirme qu’il fait partie de cette nouvelle génération appelée à prendre le relais lorsque l’ère Pogacar-Vingegaard prendra fin.

4. Florian Lipowitz – Red Bull – BORA – hansgrohe

Florian Lipowitz
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Peu de coureurs ont progressé aussi rapidement que Florian Lipowitz. En l’espace de deux saisons, l’Allemand est devenu l’un des hommes les plus fiables du classement général et apparaît désormais comme le candidat le plus sérieux pour compléter le podium derrière Pogacar et Vingegaard.

Ce qui impressionne le plus chez lui, c’est sa régularité. Là où beaucoup de ses adversaires alternent les grandes performances et les journées difficiles, Lipowitz évolue presque toujours à un niveau extrêmement élevé. Lors du Tour précédent, il s’est installé avec une étonnante facilité comme le troisième meilleur grimpeur de la course, nettement derrière les deux intouchables, mais tout aussi clairement devant tous les autres favoris.

Et sa progression ne semble pas terminée. Malgré quelques soucis physiques durant le printemps, il a encore montré qu’il avait franchi un nouveau palier. Même sur des parcours qui ne correspondaient pas parfaitement à ses qualités, il a réussi à rivaliser avec les meilleurs, preuve que son niveau continue de progresser.

Le parcours ne lui est peut-être pas aussi favorable que celui de l’an dernier. Lipowitz excelle généralement sur les très longues étapes de montagne où son immense endurance fait la différence. Cette édition offre moins d’occasions de ce type, mais son évolution est telle qu’il reste l’un des meilleurs grimpeurs quel que soit le profil proposé.

Il possède également un autre atout majeur : le contre-la-montre. Contrairement à de nombreux grimpeurs, il est capable d’y réaliser d’excellentes performances, ce qui pourrait lui permettre de reprendre du temps à plusieurs rivaux directs. Avec une équipe Red Bull très solide autour de lui, tous les ingrédients semblent réunis pour viser un nouveau podium.

Face à des talents comme Del Toro, Ayuso ou Seixas, la bataille sera extrêmement disputée. Pourtant, Lipowitz présente une qualité que peu de ses adversaires possèdent : une incroyable constance. C’est précisément ce qui fait de lui l’un des favoris les plus crédibles pour terminer parmi les trois premiers.

3. Paul Seixas – Decathlon CMA CGM Team

Paul Seixas
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Paul Seixas n’est plus seulement le plus grand espoir du cyclisme français. À seulement 19 ans, il est déjà considéré comme l’un des principaux candidats au podium du Tour de France. Une ascension aussi rapide est exceptionnelle et témoigne du talent hors norme du jeune Français.

Même son équipe ne s’attendait pas à une progression aussi spectaculaire. Au départ, le Tour devait simplement lui permettre d’acquérir de l’expérience, sans pression particulière. Mais ses performances extraordinaires au printemps ont complètement changé les plans de Decathlon, qui voit désormais en lui le futur leader capable de ramener le maillot jaune en France.

Ses qualités semblent presque illimitées. Grimpeur exceptionnel, très intelligent tactiquement et déjà capable de rivaliser avec les meilleurs coureurs du monde, Seixas possède un potentiel rarement observé chez un coureur aussi jeune. Sa maturité impressionne tout autant que ses performances physiques.

La seule véritable inconnue concerne son endurance sur trois semaines. Une grande boucle exige bien davantage que du talent. Elle demande une récupération parfaite, une immense solidité mentale et la capacité à supporter la pression quotidienne. C’est le seul domaine où Seixas n’a pas encore apporté de réponse.

Conscient de cette situation, Decathlon a construit une équipe très solide autour de lui. Matthew Riccitello et plusieurs équipiers expérimentés seront chargés de le protéger dans les moments difficiles afin qu’il puisse conserver toutes ses forces pour les étapes décisives.

S’il parvient à maintenir son niveau jusqu’à Paris, son premier Tour pourrait entrer dans l’histoire. Un podium constituerait déjà un exploit monumental pour un coureur de seulement 19 ans, mais une chose paraît certaine : Paul Seixas représente l’avenir du cyclisme mondial.

2. Jonas Vingegaard – Team Visma | Lease a Bike

Jonas Vingegaard
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Jonas Vingegaard prend une nouvelle fois le départ avec un seul objectif : battre Tadej Pogacar. Depuis plusieurs années, les deux hommes dominent le Tour de France et leur rivalité est devenue l’une des plus passionnantes de l’histoire moderne du cyclisme.

Cette édition s’annonce toutefois encore plus compliquée pour le Danois. UAE Team Emirates dispose probablement de l’équipe la plus forte du peloton, tandis que Visma semble légèrement moins armée que lors de ses précédents succès. Vingegaard pourrait donc être amené à affronter Pogacar avec un soutien plus limité dans les étapes de montagne.

Le parcours n’est pas non plus idéal pour ses qualités. Le Danois excelle lorsque les étapes sont très longues, avec des cols interminables où son endurance exceptionnelle fait la différence. Cette année, le Tour privilégie davantage les ascensions explosives, un terrain traditionnellement plus favorable à Pogacar.

Cela ne change toutefois rien à son immense talent. Peu de coureurs sont capables de grimper à son niveau lorsque la montagne devient réellement difficile. Son Giro a également montré qu’il semblait encore plus fort que l’année précédente, ce qui laisse penser qu’il arrive au Tour dans une forme exceptionnelle.

Son expérience représente également un avantage considérable. Vingegaard sait parfaitement gérer une course de trois semaines, économiser ses forces et choisir le moment idéal pour attaquer. Ces qualités lui ont déjà permis de remporter plusieurs Tours de France.

Même s’il ne part peut-être pas avec l’étiquette de favori numéro un, il demeure le seul coureur qui semble réellement capable de faire vaciller Pogacar lorsque la montagne atteint son plus haut niveau.

1. Tadej Pogacar – UAE Team Emirates – XRG

Tadej Pogacar
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Trouver une faiblesse chez Tadej Pogacar devient chaque année un peu plus difficile. Le Slovène continue d’impressionner par sa capacité à exceller dans pratiquement toutes les disciplines du cyclisme. Grimpeur, rouleur, puncheur, descendeur ou spécialiste des classiques, il semble capable de tout faire avec une facilité déconcertante.

Son principal atout ne réside plus uniquement dans son talent naturel, mais dans son incroyable polyvalence. Peu de champions de Grands Tours peuvent également gagner des Monuments ou rivaliser sur les parcours les plus explosifs du calendrier. Pogacar, lui, le fait saison après saison.

Le parcours de cette édition lui convient parfaitement. Les nombreuses arrivées explosives jouent clairement en sa faveur, tandis que le contre-la-montre vallonné correspond parfaitement à ses qualités. Ajoutons à cela une équipe UAE Team Emirates probablement la plus solide du peloton, avec notamment Isaac del Toro comme lieutenant de luxe, et le Slovène dispose une nouvelle fois de toutes les cartes en main.

Cela ne signifie pas que la victoire sera facile. Jonas Vingegaard reste un adversaire exceptionnel et la nouvelle génération menée par Lipowitz, Seixas ou Del Toro possède désormais le niveau nécessaire pour jouer les premiers rôles. Pogacar devra donc surveiller davantage de rivaux que lors des éditions précédentes.

Malgré cela, il reste le grand favori pour remporter un nouveau Tour de France. Sa régularité est remarquable, sa confiance est immense et pratiquement tous les aspects du parcours semblent lui convenir. Sauf énorme surprise, c’est encore lui que tous les autres tenteront de battre jusqu’à l’arrivée sur les Champs-Élysées.

La rivalité entre Pogacar et Vingegaard devrait une nouvelle fois captiver le monde du cyclisme, mais cette édition pourrait également marquer le véritable début d’une nouvelle génération. Seixas, Del Toro, Lipowitz et plusieurs autres jeunes talents semblent désormais prêts à bousculer la hiérarchie. Les trois prochaines semaines pourraient bien représenter le premier chapitre de cette nouvelle ère du Tour de France.

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