Avant d’appartenir à Barcelone, à Paris, à Miami et à l’Argentine, Lionel Messi appartenait à une famille de Rosario qui a décidé en 2000 de plier bagage et de le suivre en Catalogne. L’homme derrière cette décision, c’est son père Jorge, mort à 2 heures du matin, heure locale, samedi, à la clinique Sanatorio Centro de Rosario au terme d’une longue maladie, rapporte le Buenos Aires Times.
Il avait 68 ans. Son épouse Celia et leurs trois autres enfants, Rodrigo, Matías et María Sol, étaient à ses côtés ces derniers mois.
Jorge Messi avait passé sa vie professionnelle comme contremaître dans la sidérurgie de Rosario avant de prendre en main la carrière footballistique de son fils cadet. Il a financé le traitement à base d’hormone de croissance dont Lionel avait besoin enfant, a poussé toute la famille à déménager à Barcelone quand le garçon avait 13 ans, et a négocié chaque contrat à partir de là.
De Grandoli au Camp Nou
Barcelone a pris en charge les frais médicaux que la famille Messi ne pouvait plus assumer en Argentine, et Jorge a accepté l’offre au nom de son fils. Le départ de Newell’s Old Boys, où Lionel avait grandi, a tout changé.
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Il est resté l’agent de son fils au fil de trois clubs et d’un titre de champion du monde. Tout n’a pas été un long fleuve tranquille. En 2016, le père et le fils ont tous deux été condamnés pour fraude fiscale concernant la gestion des droits à l’image entre 2007 et 2009, écopant de peines de prison avec sursis converties par la suite en amendes s’élevant à quelque 432 000 euros au total.
Un maillot n° 10 sous un n° 7
La nouvelle du décès a été annoncée en Argentine samedi matin. Lionel est rentré à Rosario auprès de sa famille et n’était pas avec l’Inter Miami plus tard dans la journée, quand le club s’est incliné 2-1 face à Monterrey en phase de groupes de la Leagues Cup.
Rodrigo De Paul, coéquipier de Messi en sélection argentine, a ouvert le score à la 32e minute et a soulevé son maillot pour dévoiler un n° 10 sous son propre n° 7. Il a été averti pour cet hommage. Monterrey a renversé le match après la pause grâce à Hugo Cuypers, avant que Diego Rossi ne signe le but de la victoire à la 90e minute.
La seule voix dont Lionel avait besoin après chaque match
Newell’s Old Boys a salué chez Jorge un « accompagnement constant et un rôle de guide en coulisses, essentiels pour soutenir chaque étape de la carrière de Lionel ». Barcelone l’a remercié pour son engagement envers le club.
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Lionel a souvent décrit son père comme la seule personne dont il attendait le verdict après chaque match.
« J’ai toujours eu besoin de l’approbation de mon père, depuis tout petit. Après chaque match, je lui demandais ce qu’il en pensait. »
Le dernier tournoi que Jorge a vécu en spectateur, c’est la Coupe du monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique entre juin et juillet. La famille a suivi de très près son état de santé durant ces semaines-là. L’Argentine a atteint la finale à New York et s’est inclinée 1-0 face à l’Espagne après prolongation. Quatre ans plus tôt, au Qatar, il avait vu son fils soulever le trophée.
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