Un compte de supporters d’Arsenal a partagé un hommage attribué à Jamie Carragher, dans lequel les dernières années d’Arsène Wenger au sein du club sont décrites comme une lutte pour se maintenir parmi l’élite anglaise, alors qu’il perdait des joueurs importants et devait faire face à des contraintes financières.
« En ce qui concerne cet homme qu’on appelle Wenger », commence la citation publiée dans l’article d’Arsenal News. La publication ne mentionne aucune interview, émission ou enregistrement original, et il n’a pas été possible de vérifier de manière indépendante que ces propos soient bien ceux de Carragher. Cependant, les propres commentaires de Wenger, dont on dispose, apportent un contexte substantiel à l’argument développé.
Quand le football européen est devenu une nécessité économique
Le déménagement de l’Arsenal de Highbury à l’Emirates Stadium en 2006 a marqué un tournant qui a dépassé le simple changement de cadre du club. La dette contractée pour financer le projet a limité les dépenses et a rendu encore plus cruciale la qualification pour la Ligue des champions.
Par la suite, Wenger a décrit la période comprise entre 2006 et 2014 comme la plus difficile de sa carrière. Dans une interview accordée à BT Sport en mai 2017, selon FourFourTwo, il a expliqué qu’Arsenal devait faire face à d’importants remboursements de dettes tout en essayant de rester compétitif.
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Il a déclaré : « Nous avons dû vendre nos meilleurs joueurs, mais nous devions rester au sommet. »
Selon Wenger, la qualification pour les compétitions européennes constituait le pilier central de cet équilibre fragile. Les recettes de la Ligue des champions étaient indispensables tant que le club remboursait son nouveau stade, ce qui l’obligeait à reconstruire ses équipes sans pour autant laisser les résultats se dégrader au point de mettre en péril ces recettes.
Il faut replacer dans son contexte cette affirmation concernant l’équité financière
L’hommage publié sur les réseaux sociaux établit un lien spécifique entre les ventes de joueurs d’Arsenal et le respect des règles du fair-play financier. Cette explication nécessite de faire la distinction entre les exigences réglementaires et les pressions financières générées par le projet de stade.
Selon les explications fournies par l’UEFA concernant son programme d’équité financière, la réglementation a été adoptée en mai 2010, et l’évaluation de l’équilibre financier portait sur les exercices financiers se terminant en 2012 et 2013 ; elle a été réalisée au cours de la saison 2013/2014.
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Arsenal avait emménagé dans un nouveau stade quatre ans avant l’adoption de ces règles. La description que Wenger a faite de cette période mettait l’accent sur les restrictions budgétaires, le remboursement des dettes et la nécessité de vendre des joueurs. Il n’est donc pas prouvé que tous les départs importants aient été nécessaires pour se conformer au FFP.
La régularité, malgré les trophées qui manquent
Le parcours de Wenger apporte également une perspective plus large au débat. Arsenal s’est classé parmi les quatre premiers de la Premier League pendant 20 saisons consécutives, jusqu’à ce que cette série s’achève par une cinquième place lors de la saison 2016/17, comme l’avait rapporté Sky Sports à l’époque.
Ses exploits ont largement dépassé le simple fait de se qualifier. Comme le souligne la rétrospective que l’Arsenal a consacrée à sa carrière, il a remporté trois titres de Premier League et sept Coupes d’Angleterre, notamment lors de la saison 2003/04, au cours de laquelle l’équipe est restée invaincue en championnat.
Ces succès ne font pas taire les critiques concernant la disette de titres entre 2005 et 2014. Ils contribuent toutefois à expliquer pourquoi son héritage reste plus complexe qu’un simple décompte des titres remportés au cours de cette période. On attendait de Wenger qu’il se batte pour remporter des titres tout en conservant les recettes européennes qui, selon ses propres dires, étaient essentielles pour financer l’avenir d’Arsenal.
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