Laurent Mekies a publiquement endossé la responsabilité du Grand Prix de Singapour gâché d’Isack Hadjar, admettant que Red Bull est redevable envers son pilote de deuxième saison après une cascade de problèmes mécaniques qui l’ont contraint à s’élancer depuis la voie des stands dans une voiture qui tenait à peine le coup.
« Nous avons perdu l’occasion de voir la vitesse d’Isack ici, nous lui devons une revanche », a déclaré le directeur d’écurie de Red Bull à la presse à Marina Bay.
Il n’a rien édulcoré de ce qui s’était passé de l’autre côté du garage.
« Nous avons connu un week-end plutôt cauchemardesque du côté d’Isack dans le garage. Nous ne lui avons quasiment donné aucune chance de boucler le moindre tour compétitif avant la course principale. »
Pour Hadjar, promu aux côtés de Max Verstappen pour 2026, cet aveu est une maigre consolation. Sa frustration a éclaté dans le paddock.
« Depuis la Malaisie, je n’attends qu’une chose : avoir une voiture qui fonctionne un peu mieux de mon côté pour pouvoir me battre pour une victoire », a déclaré Hadjar.
Le détail séance par séance
Les ennuis du pilote de 22 ans ont commencé vendredi lors de la qualification Sprint avec des problèmes de moteur, puis se sont aggravés samedi, lorsqu’une nouvelle défaillance moteur a mis fin à son Sprint dès le troisième tour. Red Bull a monté un moteur plus ancien pour les qualifications, mais un problème de boîte de vitesses qui l’a privé de la quatrième l’a empêché de signer un temps en Q1.
Il a même fallu l’autorisation des commissaires pour qu’il puisse prendre le départ. Parti de la voie des stands, Hadjar est remonté jusqu’à la dixième place, dépassant neuf voitures pour un seul point au championnat.
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« C’était compliqué pour mes mécaniciens. Ils ont pas mal souffert pour un seul petit point », a-t-il confié.
Du podium de Bakou au crève-cœur de Sepang
Le contexte explique l’amertume. À Bakou, Hadjar a décroché son premier podium au terme d’une course proprement maîtrisée jusqu’à la troisième place. Le Grand Prix de Malaisie qui a suivi semblait en promettre un autre avant qu’un problème de batterie en fin d’épreuve à Sepang ne le fasse chuter de la troisième à la cinquième place.
Marina Bay devait être le rebond. L’escale est devenue ce que Mekies a qualifié de « week-end cauchemardesque », émaillé de problèmes de moteur, de boîte de vitesses et d’autres soucis.
« Je suis vraiment, vraiment furieux », avait lâché Hadjar plus tôt dans le week-end, après la panne de boîte de vitesses survenue en qualifications.
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Austin, l’occasion de repartir à zéro
Hadjar tourne déjà la page en vue du Grand Prix des États-Unis sur le Circuit of The Americas.
« Nous devons repartir à zéro et comprendre ce qui s’est passé depuis dimanche en Malaisie, pour être sûrs de revenir à Austin et de nous battre pour des podiums. »
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