Carlos Sainz a passé une grande partie de la conférence de presse FIA du jeudi à Austin à choisir ses mots avec précaution. À la fin de cette même journée, Williams publiait un communiqué en son nom pour en retirer l’essentiel.
L’Espagnol, membre du bureau de la Grand Prix Drivers’ Association (GPDA), a précisé qu’il livrait un avis personnel, pas celui de la GPDA.
« Il est très difficile d’être convaincu à l’heure actuelle, parce qu’il se passe encore des choses, beaucoup de choses au Moyen-Orient », a-t-il déclaré aux journalistes sur le Circuit of The Americas.
Il a ajouté que le monde pouvait beaucoup changer dans le mois et demi à venir et que le sport devait rester vigilant et réactif à tout ce qui pourrait se produire d’ici là.
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Dans la soirée, Williams publiait un bref communiqué au nom de Sainz.
« À la suite de certains comptes rendus de mes propos lors de la conférence de presse plus tôt dans la journée au sujet de la fin de saison au Moyen-Orient, je tiens à être clair : je sais que la FIA et la Formule 1 feront passer la sécurité avant tout et je leur fais entièrement confiance pour prendre la bonne décision. Nous avons hâte de courir au Qatar et à Abou Dabi. »
« On a sans doute dû lui toucher deux mots »
Max Verstappen a rendu le sous-texte explicite lors de la course suivante à Mexico. Interrogé sur les propos de Sainz, le pilote Red Bull a ri avant de répondre.
« On a sans doute dû lui toucher deux mots ensuite ! Évidemment, on n’a pas vraiment le droit de dire ces choses-là », a confié Verstappen lors du point presse de Mexico.
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Le discours de Verstappen était proche de celui de Sainz. Il a dit qu’il ne s’attendait pas à un boycott comme en MotoGP, mais que cela dépendait de ce que les organisateurs pouvaient garantir en matière de sécurité et de ce qui se passerait dans les semaines à venir, selon Autosport. Pour l’instant, il était prêt à y aller, a-t-il indiqué. La semaine prochaine était une autre question.
Un courrier de la F1 a demandé aux écuries de tenir la ligne
La Formule 1 a adressé un courrier à ses 10 écuries durant le week-end de Mexico pour les inviter à faire confiance au championnat et à la FIA et à maintenir une position publique unie pendant que la situation sécuritaire est surveillée. Le championnat a indiqué aux équipes que les recommandations de voyage et les dispositions d’assurance n’avaient pas changé depuis mai et qu’aucune attaque contre des infrastructures civiles n’avait été signalée. Qatar Airways est partenaire mondial de la F1 jusqu’à la saison 2027 et sponsor-titre de la course, qui se dispute sous le nom de Formula 1 Qatar Airways Qatar Grand Prix 2026.
Le précédent en sens inverse est récent. La F1 et la FIA ont annulé les manches de Bahreïn et d’Arabie saoudite en avril après que l’Iran a attaqué ces deux pays lors de son échange avec les États-Unis et Israël. En MotoGP, Yamaha et son équipe satellite Pramac se sont retirés de la manche qatarie du 6 au 8 novembre pour les mêmes raisons de sécurité, 19 des 22 pilotes s’étant prononcés contre la tenue de la course.
Le Qatar reste au calendrier de la F1 du 27 au 29 novembre à Lusail, avec la finale d’Abou Dabi le 6 décembre. Imola est en attente comme circuit de réserve si la situation évolue avant la date limite du 10 novembre citée dans le courrier de la F1.
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