Un espoir local sous les feux de la rampe
Arthur Fery a écrit l’une des plus belles histoires de Wimbledon, en battant Grigor Dimitrov au terme d’un thriller en cinq sets sur le Centre Court pour atteindre le premier quart de finale de Grand Chelem de sa carrière.
Le wildcard britannique de 23 ans a vaincu l’ancien numéro 3 mondial sur le score de 7-5, 3-6, 4-6, 6-4, 7-6 (7), signant la plus grande victoire de sa carrière en un peu moins de quatre heures.
Selon The Guardian, Fery faisait ses débuts sur le Centre Court et avait Roger Federer qui l’observait depuis le premier rang de la Loge Royale.
Pour un joueur qui a grandi à quelques minutes seulement du All England Club, le cadre a rendu le moment encore plus remarquable.
Un refus d’abdiquer
La victoire de Fery a été bâtie sur la résilience.
Il était mené deux sets à un et a été mené deux fois d’un break dans le quatrième set, mais il n’a cessé de se battre pour revenir dans le match. Dimitrov semblait proche de maîtriser la situation, mais Fery a élevé son niveau de jeu au moment où le match semblait lui échapper.
« C’est l’histoire de mon tournoi », a déclaré Fery. « J’étais vraiment proche de perdre au tour précédent et encore aujourd’hui, mené d’un break dans le quatrième set. J’ai juste essayé de continuer à me battre, d’avoir une bonne attitude et ça a payé. »
Cet esprit combatif a défini son parcours. Au tour précédent, il avait également remonté un handicap de 4-1 dans les quatrième et cinquième sets contre Zizou Bergs avant de remporter un autre tie-break décisif.
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Une histoire locale aux racines françaises
Fery est désormais le dernier joueur britannique encore en lice dans les tableaux de simple, mais son parcours ajoute une autre dimension à son histoire.
Décrit par LTA comme un wildcard britannique réalisant le meilleur parcours en Grand Chelem de sa carrière, Fery est né à Sèvres, en France, avant de grandir à Londres et de fréquenter la King’s College School à Wimbledon.
Sa mère, Olivia, était joueuse de tennis professionnelle, tandis que son père, Loïc Féry, est président du club de football français FC Lorient.
Selon Eurosport, Fery a choisi de représenter la Grande-Bretagne au tennis malgré des parents français et des premières racines en France.
À Wimbledon, ce choix l’a désormais placé au centre de l’attention britannique.
Cobolli l’attend en quart de finale
La récompense de Fery est un quart de finale contre la neuvième tête de série, Flavio Cobolli.
L’Italien représentera un sérieux défi, mais Fery a déjà dépassé les attentes placées en lui au début du tournoi. Il est entré à Wimbledon en tant que wildcard et classé au-delà du top 100. Il est maintenant à une victoire des demi-finales.
Quoi qu’il arrive ensuite, ce parcours a déjà changé le cours de sa carrière.
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Fery est arrivé à Wimbledon en tant que wildcard local. Il quitte désormais le Centre Court comme l’une des révélations du tournoi.
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