The apology letter is not enough: Infantino's crisis is far from over

La lettre d’excuses ne suffit pas : la crise d’Infantino est loin d’être terminée

Alors que la FIFA présente ses excuses à ses 211 associations membres après l’échec de la vente d’une participation commerciale de 4,2 milliards de dollars, plusieurs dirigeants africains apportent, à…

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La lettre d’excuses envoyée par la FIFA à ses 211 associations membres est arrivée alors que sa direction se trouvait dans la ville marocaine même où Gianni Infantino briguera un quatrième mandat dans sept mois. Personne, dans le microcosme politique de la FIFA, n’y voit une coïncidence.

Autour d’une table à Rabat mercredi, le président de la FIFA, le secrétaire général Mattias Grafstrom et les membres du Conseil de la FIFA se sont réunis après le retrait du projet visant à céder environ 20 % d’une nouvelle filiale commerciale de la FIFA à des investisseurs privés, une opération qui aurait permis de lever près de 4,2 milliards de dollars.

La lettre conjointe d’Infantino et de Grafstrom adressée aux 211 associations leur disait, selon un résumé du document publié par Sportingpedia : «Nous présentons sincèrement nos excuses pour ces erreurs et nous engageons à ce qu’elles ne se reproduisent pas.»

La direction de la FIFA a dans le même temps diffusé un communiqué plus ferme affirmant que l’organisation «ne tolérerait plus les attaques contre son intégrité, sa bonne gouvernance et ses procédures régulières» et prendrait «toutes les mesures nécessaires pour protéger sa réputation».

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Le projet avait été abandonné le 1er août après que l’UEFA a voté à l’unanimité pour le rejeter, suivie par la CONCACAF et la Confédération asiatique de football. Les trois confédérations ont déclaré avoir perdu confiance en Infantino.

La CAF muette pendant que ses poids lourds prennent la parole

La CAF, dont le président Patrice Motsepe est également vice-président de la FIFA, n’a rien publié en réponse aux excuses et a très peu communiqué durant la crise elle-même.

Lorsque le projet de vente d’une participation était encore en discussion, la confédération s’était limitée à une seule ligne, indiquant qu’elle allait «examiner, évaluer et étudier la proposition avant de donner son avis». Cet avis n’a jamais suivi.

À titre individuel, les dirigeants africains se sont fait beaucoup plus entendre. Cinq noms en particulier ont pris publiquement position en faveur du président de la FIFA dans les jours qui ont suivi le retrait du projet, selon Al Jazeera : le Marocain Fouzi Lekjaa, qui est également vice-président de la CAF ; l’Égyptien Hany Abo Rida ; le Nigérien Hamidou Djibrilla ; le Mauritanien Ahmed Yhaya ; et le Congolais (RDC) Veron Mosengo-Omba.

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Lekjaa a exposé son argument sans détour.

«Les progrès réalisés ces dernières années grâce aux programmes de développement de la FIFA, particulièrement en Afrique, représentent un acquis précieux qui doit être préservé», a-t-il déclaré.

Motsepe lui-même avait déjà apporté son soutien personnel au dirigeant suisse avant que la controverse sur la vente de participation n’éclate. S’exprimant à Johannesburg en juillet, le président de la CAF a déclaré à la presse :

«Je soutiens personnellement Gianni Infantino. Ce n’est pas seulement un bon ami. C’est un ami loyal. Il est loyal envers l’Afrique.»

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Pourquoi FIFA Forward fait tenir l’équation

L’argent explique pourquoi la révolte européenne ne s’est pas étendue vers le Sud.

FIFA Forward, le programme de développement qu’Infantino a étoffé au fil de son mandat, verse actuellement un socle d’environ 8 millions de dollars par association membre sur chaque cycle de quatre ans, et Motsepe a fait savoir que les fédérations africaines s’attendent à voir ce chiffre grimper nettement pour le cycle 2027-2030.

Pour les plus petites fédérations, cette aide n’est pas un simple complément. Said Ali Athouman, président de la Fédération comorienne de football, l’a dit sans détour : «Notre problème, c’est de trouver de l’argent. Pour l’instant, nous n’avons aucun sponsor.»

Les confédérations ne livrent pas les bulletins de vote

Le chiffre qui reste attaché à l’Afrique dans la politique de la FIFA est 54, la taille de l’effectif de la CAF.

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Il faut le dire clairement : le Congrès de la FIFA ne fonctionne pas comme un vote en bloc. Chacune des 211 associations membres dépose son propre bulletin, et aucune confédération, ni en Afrique ni en Europe, ne peut lier ses membres.

L’UEFA, la CONCACAF et l’AFC ont toutes pris leurs distances avec Infantino, mais leurs prises de position publiques sont l’expression d’un avis de leurs dirigeants, et non le décompte de voix déjà perdues.

C’est pourquoi ce que défend Infantino d’ici à mars, c’est l’état d’esprit à l’intérieur des fédérations africaines, plus qu’un éventuel communiqué de la CAF. Si les excuses aux 211 ont été adressées aux associations, une par une, ce n’est pas un hasard.

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