The resignation route is closed: Motsepe sends the FIFA revolt to a vote in Rabat

La voie de la démission est fermée : Motsepe renvoie la fronde FIFA aux urnes de Rabat

Le président de la CAF Patrice Motsepe a fait savoir aux confédérations qui poussent Gianni Infantino à démissionner que seules les 211 fédérations membres de la FIFA peuvent le démettre,…

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La voie la plus rapide pour faire tomber le président de la FIFA, une démission négociée, vient d’être fermée par l’homme qui dirige le football africain et siège lui-même parmi les vice-présidents d’Infantino à la FIFA.

Sur Sky News, Motsepe a affirmé que le sort d’Infantino doit se régler dans les urnes, et non par une démission réclamée par d’autres confédérations.

«Si quelqu’un a un problème avec qui que ce soit, que ce soit Gianni ou un autre, qu’il suive la procédure de la FIFA. Et s’il veut le faire partir, qu’il aille aux élections. C’est aussi simple que ça.»

Le vote aura lieu lors du 77e Congrès de la FIFA, prévu le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Infantino se représente.

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Motsepe a présenté la demande de démission elle-même comme déplacée.

«Tout le monde a droit à un jugement équitable et à un traitement équitable. Tout le monde doit être entendu. Le respect de la procédure, la gouvernance et la légalité ne sont pas négociables.»

Pourquoi 106, c’est le chiffre qui tranche

Démettre Infantino exige une majorité simple des 211 fédérations membres de la FIFA lors du scrutin de Rabat : 106 voix sur un bulletin où chaque membre pèse une voix et où chaque fédération compte à égalité, quels que soient sa taille ou son poids footballistique.

C’est là que l’arithmétique se complique pour les adversaires d’Infantino. Les confédérations ne contrôlent pas le vote de leurs fédérations membres ; chacune des 211 fédérations dépose son propre bulletin, et l’UEFA, la CONCACAF ou l’AFC peuvent faire du lobbying et recommander, mais elles ne peuvent pas lier leurs membres.

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Motsepe a clairement expliqué le positionnement de l’Afrique. «Il a été loyal envers le football africain. Il bénéficie du soutien de l’Afrique», a-t-il dit d’Infantino, dont la base africaine de 54 fédérations lui offre un socle qu’aucune autre confédération ne peut égaler à elle seule.

Ce que l’UEFA peut faire sans les voix

La pression monte depuis que les 55 membres de l’UEFA ont voté à l’unanimité, le 1er août, le retrait de toutes les compétitions de la FIFA, y compris les Coupes du monde masculine et féminine.

L’UEFA a maintenu son boycott même après qu’Infantino a abandonné son projet de céder des participations minoritaires dans la Coupe du monde et d’autres compétitions à des investisseurs privés, faisant savoir à la FIFA que seules des garanties contre toute future tentative de commercialiser le tournoi de cette manière mettraient fin à la protestation.

La lettre commune de l’UEFA, de la CONCACAF et de l’AFC a accusé Infantino de s’être placé «au-dessus du collectif qui lui a confié cette autorité». Mais un boycott est un moyen de pression, pas un mécanisme de destitution, et l’intervention de Motsepe montre clairement que la majorité menée par l’Afrique ne le traitera pas comme tel.

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Six fédérations arabes le soutiennent publiquement

Le jour même où l’interview de Motsepe est parue, six fédérations arabes ont déclaré leur «plein soutien» à Infantino, signe que sa coalition tient bon dans les pans du football que la fronde menée par les Européens n’a pas atteints. Les signataires sont le Maroc, le Qatar, l’Égypte, la Mauritanie, le Liban et le Soudan, quatre d’entre eux étant membres du Conseil de la FIFA.

L’implication du Maroc n’a rien d’anodin. Il est co-hôte de la Coupe du monde 2030, et sa capitale accueille le Congrès qui décidera de l’avenir d’Infantino.

Le premier test grandeur nature aura lieu le 5 septembre

Le premier vrai test du boycott tombera le 5 septembre, quand la Pologne accueillera la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans de la FIFA et que les fédérations européennes devront choisir entre honorer leur vote de retrait et envoyer des équipes. Ce qu’elles feront cette semaine-là dessinera le terrain politique qu’Infantino aura à défendre pendant les sept mois qui le séparent de Rabat.

Le message de Motsepe, c’est que la pression ne remplace pas les voix.

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«S’il y a des candidats qui veulent se présenter contre lui, qu’ils déposent leur candidature. C’est ce qu’il convient de faire.»

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