Le Comité International Olympique (CIO) a conclu son examen de la conduite du président de la FIFA, Gianni Infantino, pendant la Coupe du Monde 2026, choisissant de ne pas ouvrir d’enquête formelle concernant les allégations selon lesquelles il aurait enfreint les règles olympiques de neutralité politique. Cette décision intervient malgré d’importantes critiques entourant la relation étroite d’Infantino avec l’ancien président américain Donald Trump et plusieurs décisions controversées tout au long du tournoi.
Infantino, qui est également membre du CIO, a fait l’objet d’une plainte formelle de la part du groupe de défense des droits humains FairSquare. La plainte portait principalement sur l’annulation d’un carton rouge pour le joueur américain Folarin Balogun après que Trump aurait demandé à Infantino de revoir la décision. Balogun a ensuite participé au match des huitièmes de finale des États-Unis, où ils ont été battus 4-1 par la Belgique.
La commission d’éthique invoque une portée limitée
Un porte-parole du CIO a clarifié la justification de la commission d’éthique pour ne pas poursuivre l’enquête, déclarant que la plainte tombait en dehors de leur juridiction. « La commission d’éthique du CIO a analysé en profondeur la plainte de FairSquare », a expliqué un porte-parole du CIO, selon GiveMeSport. « La commission a constaté que, conformément à la Charte olympique, chaque fédération internationale (FI) maintient son indépendance et son autonomie dans sa gouvernance. Le champ d’application du Code d’éthique du CIO vis-à-vis des fédérations internationales et de leurs officiels est spécifiquement limité à leurs relations avec le CIO. »
Le porte-parole a précisé que la plainte faisait référence « uniquement aux décisions de la FI concernant sa gouvernance et sa gestion, y compris ses relations avec le gouvernement, et à la mise en œuvre par la FI des règles de son sport, qui sont toutes deux en dehors du champ d’application du code d’éthique du CIO. »
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Controverses pendant la Coupe du Monde 2026
La Coupe du Monde 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, a vu Infantino faire l’objet d’un examen minutieux. Au-delà de l’incident Balogun, des interrogations ont entouré sa proximité avec Trump, notamment après qu’Infantino ait controversément remis à Trump le tout premier « Prix de la Paix » de la FIFA. Le tournoi a également été confronté à de nombreux problèmes de visa qui ont gravement affecté les supporters, les entraîneurs et même certains joueurs tentant de se rendre aux États-Unis durant les premières phases.
Trump était présent aux côtés d’Infantino lors de la finale de la Coupe du Monde, où il aurait été hué en entrant sur le MetLife Stadium. Après la conclusion du tournoi, Trump a décrit l’événement comme un « succès spectaculaire ».
Le soutien de Trump à Infantino pour l’ONU
Ajoutant une autre dimension à leur relation, Trump a publiquement désigné Infantino, âgé de 56 ans, pour un rôle international de premier plan : le prochain secrétaire général des Nations Unies. Antonio Guterres, du Portugal, doit quitter ses fonctions en décembre, et le prochain secrétaire général sera élu plus tard cette année.
Obtenir le poste à l’ONU exigerait qu’Infantino obtienne l’approbation du Conseil de sécurité, composé de 15 membres, où les cinq membres permanents détiennent un droit de veto, suivie d’une confirmation par l’Assemblée générale. Une source proche de l’ancien président a décrit l’avis de Trump selon lequel Infantino « est respecté par tout le monde et reconnaît qu’il a une capacité spéciale à rassembler les gens ».
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