Coach addresses Jannik Sinner's mysterious collapse: "We have to live with these episodes."

L’entraîneur de Jannik Sinner revient sur sa mystérieuse défaillance : «Il faut vivre avec ces épisodes»

Le message venu du clan Sinner est clair : si le numéro un mondial craque, ce n’est pas parce qu’il ne tient pas le coup.Il craque parce qu’il s’en demande…

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Le message venu du clan Sinner est clair : si le numéro un mondial craque, ce n’est pas parce qu’il ne tient pas le coup.

Il craque parce qu’il s’en demande trop pour se garder la moindre réserve.

C’est l’argument développé par Simone Vagnozzi dans un entretien au Corriere della Sera publié le 28 juillet, où l’entraîneur italien a été poussé à expliquer les défaillances sur le court devenues le sujet le plus commenté d’une saison pourtant dominée par Sinner. Vagnozzi a refusé de désigner un seul coupable.

«Je ne pense pas qu’il y ait une seule cause ; c’est la combinaison de beaucoup de petites choses qui peut mener à ces petites défaillances», a-t-il déclaré dans l’entretien, selon la traduction rapportée par Pro Football Network.

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«Il faut quand même rappeler qu’il n’y en a eu que quatre au cours des cinq dernières années. Ces joueurs ne sont pas des machines.»

La défaillance parisienne, racontée par Vagnozzi lui-même

L’image qui a suscité l’entretien est encore fraîche. Au deuxième tour de Roland-Garros fin mai, Sinner menait le qualifié argentin Juan Manuel Cerúndolo de deux sets et 5-1 dans le troisième avant que son corps ne lâche, et il s’est finalement incliné 6-3, 6-2, 5-7, 1-6, 1-6 lors d’un après-midi parisien étouffant.

La lecture que fait Vagnozzi de cette journée superpose une explication physique à l’explication psychologique qui a dominé la couverture médiatique.

«La chaleur, la fatigue et la tension peuvent se combiner. À Paris, les températures étaient brutales, et il y est arrivé sous une pression physique et mentale importante», a-t-il confié au Corriere.

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«En résumé, il n’y a pas un seul facteur ; s’il n’y en avait qu’un, ce serait plus facile à corriger. Il faut vivre avec ces épisodes tout en travaillant à les éviter.»

Sinner lui-même a tenu un discours similaire.

«Nous avons compris ce qui s’est passé. Mais cela peut se reproduire, parce que ce n’est pas une situation qui se règle du jour au lendemain. C’est quelque chose de plus large», a déclaré l’Italien à la presse après la défaite.

«Un peu trop de dramaturgie, franchement»

C’est sur le bruit médiatique autour du moindre passage à vide que Vagnozzi se fait le plus tranchant. Il a expliqué au Corriere que le niveau d’attention pesant sur son joueur n’est pas proportionnel au nombre de mauvais jours.

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«Il y a beaucoup de pression sur Jannik, trop à mon sens. Il lui arrive de gagner, mais s’il s’accorde une pause, je lis qu’il y a quelque chose qui ne va pas, comme si les autres joueurs ne craquaient jamais ! La critique fait partie du jeu, mais certaines critiques sont gratuites», a déclaré Vagnozzi, dans des propos rapportés par Sportskeeda.

L’entraîneur s’est montré plus direct encore sur la façon dont Paris a été raconté :

«après Paris, j’ai lu « catastrophe Sinner » ou « alerte Sinner », eh bien, il m’a semblé qu’il y avait un peu trop de dramaturgie, franchement.»

Ce qui fonde la certitude de l’entraîneur

Si Vagnozzi se sent capable de défendre ces défaillances sans les excuser, c’est grâce à sa lecture de la vie intérieure de Sinner.

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La plus grande qualité de Sinner, a-t-il expliqué au Corriere, est de vouloir autour de lui des gens qui lui disent ce qu’il n’a pas envie d’entendre, puis d’encaisser cette critique dès le lendemain.

Vagnozzi a aussi souligné la manière dont Sinner se motive par le sacrifice, dans des propos repris par OA Sport :

«Jannik est spécial sur ce plan aussi. Il se dit : je sacrifie énormément, je donne ma jeunesse à ce sport et je ne peux absolument pas abandonner.»

Wimbledon a répondu à la question posée par les voix les plus fortes

Le contre-argument à la thèse de la fragilité se trouve déjà dans la vitrine à trophées. Six semaines après la défaite contre Cerúndolo, Sinner a battu Alexander Zverev 6-7(7), 7-6(2), 6-3, 6-4 en finale de Wimbledon le 12 juillet pour défendre son titre et décrocher un cinquième Grand Chelem.

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Il reste numéro un mondial avec près de 5 000 points d’avance sur Zverev, et il entame cette semaine sa 81e semaine non consécutive au sommet, ce qui le place au dixième rang de la liste historique des hommes ayant occupé cette position.

La tournée nord-américaine sur dur qui mène à l’US Open débute dans quelques jours, et le même corps qui a lâché à Paris devra de nouveau porter le même poids d’attentes.

Le message de Vagnozzi, livré avant que les courts ne soient repeints en bleu, est le suivant : s’il lâche, ce ne sera pas parce que Sinner ne lui en aura pas assez demandé.

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