Pour un pilote qui pointe hors du top 5 au championnat des pilotes, sans la moindre victoire en 2026, c’est le moment choisi qui interpelle. Max Verstappen s’est engagé pour deux années supplémentaires avec Red Bull, en plus d’un contrat qui courait déjà jusqu’en 2028, au moment où l’écurie est au plus bas depuis son arrivée en 2016.
L’annonce, faite par Red Bull le jeudi de la semaine de course à Zandvoort, clôt un été dominé par les rumeurs autour de Mercedes et McLaren qui tournaient autour du quadruple champion. Selon les informations parues pendant la trêve estivale, Red Bull aurait mis sur la table toutes sortes de formules, d’une simple prolongation jusqu’en 2029 à un contrat de cinq ans courant jusqu’en 2033.
Verstappen compte 71 victoires en Grand Prix et quatre titres de champion du monde des pilotes consécutifs avec Red Bull. Aucun n’est venu cette année. Après 11 manches, l’écurie de Milton Keynes est quatrième au championnat des constructeurs et n’a pas encore remporté la moindre course, tandis que Verstappen se retrouve loin, à la sixième place du championnat des pilotes, derrière Kimi Antonelli, Lewis Hamilton, George Russell, Charles Leclerc et Lando Norris.
La clause de sortie qui n’a jamais joué
Le contrat de Verstappen comportait une porte de sortie liée à la performance. Il pouvait quitter Red Bull entre la trêve estivale et le début du mois d’octobre s’il se trouvait hors du top 2 au championnat des pilotes après le Grand Prix de Hongrie. Ce seuil a été manqué de très loin.
Le média allemand BILD a rapporté plus tôt ce mois-ci que Red Bull aurait proposé à Verstappen un nouveau contrat dont le paragraphe sur la clause aurait été retiré, afin de mettre fin à l’incertitude en interne. Les médias néerlandais ont repris l’information, ce qui a poussé Jos Verstappen à publier une réplique en quatre mots sur X.
«Vous ne savez absolument rien.»
La signature de jeudi en est la version définitive. La fenêtre de la clause, ouverte lors de la trêve estivale, se referme sans avoir été utilisée.
Un engagement au plus bas pour Red Bull
L’opération maintient fermés à un transfert de Verstappen deux des baquets les plus scrutés de la discipline, chez Mercedes et chez McLaren. Elle constitue aussi, dans les faits, un soutien au plan de reconstruction du directeur d’équipe Laurent Mekies pour la prochaine génération de monoplace, sous la nouvelle réglementation 2026 de la Formule 1.
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L’analyste Rob Smedley a récemment noté cinq sur dix la première moitié de saison 2026 de Red Bull, en pointant des problèmes qui reviennent chaque week-end.
«C’est toujours un problème d’ampleur, donc je pense que Red Bull devrait faire beaucoup mieux», a déclaré Smedley.
Adrian Newey est parti. Le nouveau partenariat moteur de Red Bull avec Ford, lancé avec la réglementation 2026, est désormais un projet auquel Verstappen s’est lié pour ses cinq premières saisons complètes.
Une signature lors du dernier week-end néerlandais de la Formule 1
Le choix du lieu pour l’annonce n’a rien d’anodin. Le Grand Prix de dimanche est le dernier au calendrier de la Formule 1 à Zandvoort, le promoteur néerlandais ayant décidé de ne pas renouveler pour 2027.
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Verstappen a fait de Zandvoort un rendez-vous incontournable de la Formule 1 en 2021 avec une victoire pour son retour au calendrier. Il s’élance dimanche pour sa course à domicile au volant d’une monoplace qui n’a signé aucune victoire de toute la saison, le jour même où le Grand Prix des Pays-Bas quitte le calendrier, et avec en poche un contrat qui court jusqu’à la fin 2030.
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