L’action en justice, selon le journaliste d’ABC News Peter Charalambous, demande à un juge fédéral de déclarer illégale l’autorisation de l’événement du 14 juin. L’événement est prévu sur la pelouse sud de la Maison Blanche et devrait inclure un octogone en cage, avec des milliers de spectateurs rassemblés à proximité sur l’Ellipse.
Allégations de permis irréguliers
Le Public Integrity Project, représentant un activiste politique et un vétéran de la guerre du Vietnam, affirme que l’événement a contourné le processus habituel d’octroi de permis pour les activités organisées sur les terres du National Park Service.
L’action en justice affirme que l’administration Trump s’est appuyée sur une règle temporaire liée à « America 250 », la commémoration du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, pour approuver l’événement sans passer par les procédures ordinaires.
Les plaignants affirment que cette exemption ne s’applique pas car l’événement est organisé par une entreprise privée plutôt que par le gouvernement fédéral. Ils soutiennent également que le combat n’est pas significativement lié à la célébration de l’anniversaire.
Dans le dossier, l’action en justice décrit l’événement comme « profondément corrompu » et affirme qu’il ne constitue en aucun cas une célébration de l’indépendance américaine. Au lieu de cela, soutient-elle, l’événement promeut la marque UFC et coïncide avec le 80e anniversaire du président Donald Trump.
Examen environnemental en question
L’action en justice soulève également des préoccupations environnementales, notamment concernant la construction d’une grande arche en acier prévue pour la pelouse sud.
Selon la plainte, la structure de 600 tonnes aurait dû être examinée en vertu de la loi nationale sur la politique environnementale avant que la construction ne soit autorisée à avancer. Les plaignants affirment que le fait d’avoir ignoré cet examen a privé le public de la surveillance requise pour un projet majeur sur des terres fédérales.
Allégations de bénéfice privé
Le dossier va au-delà des allégations de permis et d’environnement, affirmant que l’événement offre au président Trump et à ses alliés une opportunité extraordinaire de tirer profit de la propriété publique.
Lire aussi: Florentino Pérez réélu président du Real Madrid : Mourinho confirmé et le dossier Olise en cours
L’action en justice note que Trump détient des actions dans la société mère de l’UFC. Elle souligne également des forfaits VIP qui coûteraient plus d’un million de dollars, des accords de parrainage impliquant une bourse de cryptomonnaies à l’étranger, et des plans pour diffuser le combat via le partenaire de diffusion de l’UFC, Paramount Skydance.
Les plaignants affirment subir un préjudice esthétique, d’atteinte à la dignité et procédural en raison des actions du gouvernement.
La Maison Blanche et l’UFC n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires d’ABC News. L’affaire a été attribuée au juge Amit Mehta, nommé par l’ancien président Barack Obama.
Les contestations juridiques des projets de l’administration Trump à Washington ont produit des résultats mitigés par le passé. Cette affaire, cependant, se concentre directement sur la question de savoir si la Maison Blanche et les terres fédérales environnantes ont été légalement approuvées pour un événement sportif privé.
Sources : abcnews.com
Lire aussi: Prédiction de Zohran Mamdani pour la Coupe du Monde 2026 : Le Maroc écrira l'histoire



