L’équipe nationale iranienne de football mène une campagne de Coupe du Monde semée d’importants défis logistiques et politiques sur le sol américain, découlant des tensions géopolitiques continues entre l’Iran et les États-Unis. Ces difficultés ont directement affecté les visas du personnel de l’équipe, les arrangements de voyage et la préparation générale pour le tournoi.
Suite à un récent match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, l’équipe iranienne, y compris le capitaine Mehdi Taremi et le buteur Mohammed Mohebi, a été immédiatement contrainte de quitter les États-Unis. Leur base pour le tournoi a été établie à Tijuana, au Mexique, un déménagement par rapport à un plan initial en Arizona en raison de règles plus strictes et de préoccupations en matière d’immigration. Cet arrangement transfrontalier signifie que l’équipe doit se rendre aux États-Unis pour chacun de ses trois matchs de groupe, pour ensuite retourner au Mexique peu après.
Les problèmes de visa accablent le personnel d’encadrement et de soutien
Une partie substantielle du personnel de soutien de l’Iran s’est vu refuser des visas pour entrer aux États-Unis, limitant sévèrement la capacité opérationnelle de l’équipe. Initialement, 15 membres du personnel de soutien ont été confrontés à des refus de visa, un nombre ensuite réduit à 11. Cela inclut du personnel crucial tel que les attachés de presse, les analystes, et même le président de la fédération, Mehdi Taj, qui sont contraints de rester en dehors des États-Unis lorsque l’équipe se déplace pour les matchs.
L’impact de ces restrictions s’étend aux déplacements de l’équipe. Ce qui serait typiquement un court trajet de Tijuana à Los Angeles s’est transformé en une épreuve de cinq heures, le processus d’immigration étant cité comme la cause principale des retards. Ce va-et-vient constant, associé à un système de soutien réduit, a créé un environnement de tension considérable pour l’équipe.
L’entraîneur et le capitaine expriment leur frustration
L’entraîneur principal Amir Ghalenoei s’est exprimé avec force sur les désavantages uniques auxquels son équipe est confrontée. « Notre équipe est la plus opprimée de toute la Coupe du Monde. Notre fédération n’est pas là, nos médias ne sont pas là, notre direction n’est pas là », a déclaré Ghalenoei, tel que rapporté par The Guardian. Ce sentiment a été repris par le capitaine Mehdi Taremi qui, s’adressant à TV 2 dans la zone de presse sous le stade de Los Angeles, a fait remarquer : « Alt er en katastrofe for os » (Tout est un désastre pour nous).
Pendant l’interview avec Taremi et Mohebi, un officiel de la FIFA aurait tenté à plusieurs reprises d’interrompre la conversation, soulignant la nature sensible de la situation de l’équipe. Malgré les défis, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a rendu visite à l’équipe iranienne dans son vestiaire après le match contre la Nouvelle-Zélande. The Guardian a rapporté qu’Infantino avait dit à l’équipe qu’elle était « plus forte que tout » et qu’elle envoyait « un message fort au monde entier ».
Cependant, la réalité pour l’Iran reste une campagne de Coupe du Monde éclipsée par des pressions externes, forçant les joueurs et un personnel réduit à faire face à d’importants obstacles logistiques tout en visant à performer sur la plus grande scène du football.
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