Wolff ne court pas après.
À l’issue du Grand Prix de Hongrie, le directeur de l’écurie Mercedes a confirmé que son équipe a gardé sous le coude l’essentiel des évolutions prévues pour la W17 en vue des dix dernières manches, un choix dicté autant par la discipline imposée par le plafond budgétaire que par la pure quête de performance.
«Nous devons être vraiment stratégiques quant au moment où apporter les évolutions», a déclaré Wolff aux journalistes.
«À quel moment pensons-nous qu’elles auront le plus grand impact sur la performance ?»
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Mercedes aborde la trêve estivale avec 379 points au championnat des constructeurs, 72 d’avance sur Ferrari. Kimi Antonelli mène le championnat des pilotes avec 219 points, 50 devant Lewis Hamilton, et a signé six victoires en course sur les onze premières manches.
Le plafond budgétaire dicte le calendrier
L’époque d’un nouveau fond plat à chaque Grand Prix est révolue, a fait valoir Wolff, et la réalité comptable façonne désormais la rapidité avec laquelle les rivaux peuvent réagir.
«Plutôt que de tout balancer à chaque Grand Prix comme par le passé, on ne peut plus faire cela», a-t-il dit.
«Il faudra donc finir par introduire une évolution, on prend probablement un peu d’avance sur les autres, puis cela se tasse et les autres reviennent plus forts.»
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Le plus gros package en cours de saison apporté par Mercedes jusqu’ici est arrivé au Grand Prix du Canada, un aileron avant redessiné, des carénages de suspension revus, un fond plat et un aileron arrière remis à jour, plus une boîte de vitesses allégée pour un gain d’environ 0,3 seconde au tour.
Depuis, l’équipe s’est retenue d’apporter d’autres nouveautés majeures sur la voiture.
«Nous apportons donc des évolutions ; nous surveillons de près combien nous pouvons en apporter, et pour l’instant, côté plafond budgétaire, nous sommes en bonne position», a dit Wolff.
«Nous avons essayé d’en garder un peu plus pour la seconde moitié de la saison et on verra si cela suffit.»
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Le bond de McLaren en Hongrie est un avertissement
Que cela suffise ou non dépendra autant des rivaux que des efforts de l’usine Mercedes. Wolff a relevé le pas en avant significatif de McLaren au Hungaroring, où Lando Norris a décroché sa première victoire de la saison, tout en mettant en garde contre l’idée d’interpréter un seul week-end solide comme une tendance.
La troisième place d’Antonelli au Hungaroring et la septième de Russell, après que le Britannique est retombé en P21 au départ à la suite d’un anti-calage, ont laissé l’écart au championnat des constructeurs intact.
À dix manches de la fin et avec l’enveloppe de chaque équipe au plafond budgétaire tirée au maximum, des évolutions un peu manquées peuvent vite s’accumuler.
Zandvoort relance la saison
Mercedes a trois semaines pour préparer les prochaines pièces. Le Grand Prix des Pays-Bas se dispute à Zandvoort du 21 au 23 août, première course au retour de la coupure estivale, et pour la première fois dans l’histoire de la F1 sur ce circuit, il adopte le format Sprint.
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La promesse de Wolff est mesurée, pas triomphale. Les pièces arrivent, l’argent pour les monter est là, et l’avance au championnat est bien réelle.
Ce qui suivra Zandvoort dira si le plan que Mercedes a dressé au printemps colle encore à la voiture qu’elle fera courir à l’automne.
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