Le Brésil était à égalité avec la Norvège lorsque l’arbitre a interrompu le jeu pour la pause hydratation en seconde période, le 5 juillet au MetLife Stadium. Quinze minutes plus tard, il était mené 2-0.
Carlo Ancelotti revient sans cesse sur cette séquence du match, et il a désormais confié à la FIFA que c’est son propre choix tactique qui a permis à la Norvège de prendre le contrôle du match.
«S’il y a une erreur que j’ai commise, et que j’ai constatée après le match, c’est d’avoir modifié l’organisation de l’équipe après la pause hydratation, et cela nous a coûté le contrôle du jeu.»
La Norvège a sanctionné ce changement. Erling Haaland a frappé aux 79e et 90e minutes, et le penalty transformé par Neymar dans la dixième minute du temps additionnel n’a été qu’une maigre consolation, le Brésil s’inclinant 2-1 en huitièmes de finale.
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Romario veut que le contrat soit déchiré
Le champion du monde 1994 avec le Brésil est la voix qui pousse le plus fort pour un limogeage.
Romario a déclaré aux téléspectateurs de sa propre chaîne, Romario TV, qu’aucun argument ne pouvait justifier le maintien d’Ancelotti.
«Il ne peut pas rester sélectionneur du Brésil, il n’y a absolument aucune raison. Si j’étais aux commandes de la CBF, je serais entré dans le vestiaire, je lui aurais dit de dégager, et j’aurais déchiré son contrat sur-le-champ.»
«Le match contre la Norvège a été une honte. J’irais même jusqu’à le traîner devant la justice. On verra la suite, mais il ne peut pas rester.»
Romario s’en est également pris aux joueurs. Endrick a gâché une belle occasion à la 58e minute, et Vinicius Junior a laissé le penalty de la première période à Bruno Guimarães, dont la tentative a été repoussée par le gardien norvégien Orjan Nyland.
Le champion du monde 1994 s’est montré cinglant à propos de l’occasion gâchée par le jeune attaquant.
«Beaucoup de gens disent : ‹Ah, mais il est jeune.› On s’en fout, il est jeune, il doit marquer ce putain de but.»
Sur Vinicius, il a été tout aussi direct.
«Vini Jr., c’est le protagoniste, c’est le meilleur qu’on ait en sélection. Prends ce putain de ballon, tire le penalty et c’est réglé.»
Le contrat jusqu’en 2030 en travers du chemin
Le problème pour le chœur qui réclame son limogeage, c’est ce que la CBF a signé avant même le début du tournoi. Le contrat d’Ancelotti, estimé à environ 10 millions d’euros par an, court jusqu’à la Coupe du monde 2030, et le président de la CBF Samir Xaud a publiquement apporté son soutien à l’Italien pour qu’il aille au bout.
Ancelotti lui-même a présenté la défaite contre la Norvège comme un point de départ.
«Une défaite, c’est le début d’une nouvelle aventure. Nous devons continuer à progresser, à trouver de nouvelles idées. Ce n’est pas une fin, c’est le début d’un nouveau cycle», a-t-il déclaré au lendemain de la défaite.
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