Nasser Al-Khelaifi ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de la FIFA en 2027. C’est le message qu’un porte-parole du président du Paris Saint-Germain et de European Football Clubs a transmis dans un communiqué à Goal le 31 juillet.
«M. Al-Khelaifi n’a ni ambition, ni intention, ni intérêt pour ce poste à la FIFA, ni pour tout ce bruit médiatique. Au contraire, il continuera à apporter son soutien, de manière sage et constructive, à toutes les institutions du football mondial et européen.»
Le dirigeant qatari avait été présenté par Politico et The Telegraph comme le candidat favori de l’UEFA. La fédération de football de son propre pays avait, de son côté, publiquement soutenu Infantino pour un quatrième mandat.
Les candidats ont jusqu’au 18 novembre à 23h59 (heure d’Europe centrale) pour déposer une candidature soutenue par cinq associations membres. L’élection elle-même se tiendra le 18 mars 2027 lors du 77e Congrès de la FIFA à Rabat, au Maroc.
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Montagliani garde le silence
Le nom vers lequel les dirigeants européens se tournent désormais est celui de Victor Montagliani, le Canadien qui préside la CONCACAF et siège comme l’un des vice-présidents de la FIFA. Il n’a pas encore publiquement dévoilé son jeu. Interrogé en juin sur une éventuelle candidature, il a déclaré au Globe and Mail : «Je laisse l’avenir suivre son cours.»
Montagliani a bien profité de son discours au Congrès de la FIFA en avril pour marquer une différence entre sa propre approche et celle du président sortant.
«Le leadership n’est pas une question de pouvoir. Le leadership, c’est le service. Il s’agit de prendre des décisions pour le plus grand nombre, pas pour une minorité.»
Le Premier ministre canadien Mark Carney lui a publiquement rendu hommage le 7 août, saluant «un honneur pour le Canada, un honneur pour le football». Sans annonce officielle de Montagliani lui-même, l’UEFA est une confédération qui réclame un changement de régime sans avoir de candidat à présenter.
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Infantino accumule les soutiens
La Confédération africaine de football (CAF) a apporté son soutien à Infantino pour un quatrième mandat. Un décompte publié le 12 août recensait au moins 12 fédérations nationales publiquement favorables à sa réélection, parmi lesquelles le Qatar, l’Argentine, le Mexique, le Maroc, l’Indonésie, la République démocratique du Congo et le Paraguay. Trois autres, l’Égypte, le Niger et la Mauritanie, ont exprimé leur soutien sans apporter d’engagement formel.
Une source haut placée à la FIFA a déclaré à talkSPORT que le président sortant «est soutenu par bien plus de 200 associations à travers le monde» et que «ses efforts sont appréciés par l’écrasante majorité du football mondial».
Cette présentation vient de la FIFA elle-même, et non d’un décompte officiel. Chacune des 211 associations membres déposera son propre bulletin le 18 mars, et les confédérations ne contrôlent pas la manière dont leurs membres votent. L’UEFA et la CAF peuvent faire du lobbying, recommander et exercer des pressions, mais la majorité des deux tiers dont Infantino a besoin au premier tour, ou une majorité simple par la suite, se jouera bulletin après bulletin, sur 211 votes.
Le boycott tient, sans candidat
Les 55 associations de l’UEFA ont voté fin juillet le boycott des compétitions de la FIFA si Infantino poursuivait son projet de vendre les droits commerciaux de la Coupe du monde à un consortium d’investisseurs privés. Il a abandonné ce projet. L’UEFA a confirmé le 6 août que la menace de boycott demeurait malgré tout, exigeant la garantie que la Coupe du monde ne serait plus jamais commercialisée de cette manière. Le conseiller principal de la FIFA Carlos Cordeiro a démissionné en raison de ce projet.
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Pour transformer cette pression en vote, l’UEFA a besoin d’un nom, de cinq associations proposantes et d’un dépôt avant le 18 novembre. Al-Khelaifi a dit non. Montagliani n’a pas dit oui. Pour l’heure, le calendrier fait plus pour Infantino que n’importe quel soutien.
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