Hamilton a passé une grande partie du dimanche après-midi à Zandvoort coincé derrière son propre coéquipier. En pneus plus frais depuis le 40e tour et plus rapide au tour que Charles Leclerc, il a demandé à plusieurs reprises un échange à la radio. Ferrari ne l’a jamais ordonné.
« Je suis plus rapide que Charles. Ces pneus sont meilleurs », a lancé Hamilton à son ingénieur de course Carlo Santi, dans des échanges radio documentés par Motorsport.com.
« Belle façon de perdre du temps, les gars, beau boulot. »
Leclerc a fini par libérer le passage en rentrant au stand au 43e tour. Hamilton avait alors perdu l’aspiration dont il avait besoin sur George Russell pour la troisième place, et il a terminé quatrième. Leclerc a franchi la ligne en cinquième position.
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Hamilton a établi une comparaison sans détour avec son ancienne équipe après la course, en s’adressant aux journalistes.
« C’est difficile quand tu regardes devant et que tu vois les deux pilotes Mercedes, ils reçoivent la consigne, c’est réglé, et ils exécutent tout de suite. »
Vasseur a assumé le raté
Le directeur de l’écurie Ferrari Fred Vasseur a reconnu que le plan avait déraillé, tout en défendant l’idée qui le sous-tendait.
« Nous ne voulions pas lui dire la stratégie à ce stade parce que nous ne voulions pas la dévoiler aux concurrents », a dit Vasseur.
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« L’exécution aujourd’hui n’a pas été très bonne. »
Ferrari voulait que Hamilton reste en piste jusque près de la fin de la course sur un long relais, Leclerc s’arrêtant en premier. Quand l’arrêt de Leclerc a été repoussé d’un tour de plus que prévu, Hamilton est resté à tourner sans savoir qu’il était sur une stratégie différente de celle de son coéquipier.
Smedley veut un n°1 clairement désigné
Rob Smedley, qui a travaillé chez Ferrari comme ingénieur de course à l’époque de Felipe Massa, a passé une grande partie de cette saison à défendre l’idée que Maranello ne peut plus répartir équitablement ses ressources entre Hamilton et Leclerc. Il est revenu sur le sujet dans le podcast High Performance Racing, selon les propos rapportés par RacingNews365.
« Si Ferrari veut peser sur ce championnat du monde, l’écurie doit se ranger derrière lui », a dit Smedley.
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« Aussi dur que ce soit pour Charles et pour l’équipe qui se trouve de ce côté du garage avec Charles et tout le reste, ils travaillent tous pour Ferrari. »
« Ils n’ont pas la meilleure voiture en permanence, mais ils ont à certaines occasions la meilleure voiture, et à ce moment-là ils vont en tirer parti, et ils vont s’assurer que Lewis gagne. »
Smedley avait défendu le même point de vue de manière plus directe en début de saison, qualifiant un favoritisme explicite en faveur de Hamilton de « seule et unique stratégie » qu’il reste à Ferrari dans le championnat des pilotes, selon le compte rendu du podcast par F1i.
Le classement après Zandvoort
Après le Grand Prix des Pays-Bas, le haut du classement des pilotes s’établit ainsi :
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Kimi Antonelli (Mercedes) : 242
George Russell (Mercedes) : 183
Lewis Hamilton (Ferrari) : 183
Lando Norris (McLaren) : 159
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Charles Leclerc (Ferrari) : 155
Hamilton et Russell sont à égalité de points, Russell étant désormais deuxième au bénéfice du départage après sa victoire au sprint et sa troisième place à Zandvoort. Leclerc se trouve à 28 points de Hamilton. L’avance d’Antonelli s’est portée à 59 points.
Dimanche à Monza
Le Grand Prix à domicile de Ferrari se dispute le dimanche 6 septembre, avec extinction des feux à 15 h heure locale.



