Cannavaro affiche clairement son soutien
Ce soutien est arrivé à un moment particulièrement sensible. La fédération italienne venait de retirer son appui au président de la FIFA, rejoignant plusieurs associations européennes désormais opposées à sa direction.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le capitaine de l’Italie championne du monde en 2006, Fabio Cannavaro, a répondu par un message inhabituellement direct.
« Au cours des dix dernières années, le football mondial s’est amélioré », a écrit Cannavaro, ajoutant que les joueurs avaient « retrouvé une place centrale ».
« Infantino a fait un excellent travail. Ne pas le reconnaître serait intellectuellement malhonnête. »
Lire aussi: Barcelone devance Wembley dans la course à la finale de Ligue des champions 2029 de l'UEFA
Cannavaro n’est pas seul. Les Brésiliens Cafu et Roberto Carlos, les Argentins Javier Zanetti et Esteban Cambiasso, le Colombien Iván Córdoba ainsi que le Mexicain Jared Borgetti ont également affiché leur soutien.
Cafu a notamment salué le travail effectué pour mieux représenter les joueurs au sein des structures dirigeantes. La défense exprimée par deux anciens capitaines champions du monde possède davantage de poids qu’un simple soutien politique.
Les chiffres renforcent son bilan
Le principal argument en faveur d’Infantino reste l’ouverture du football au-delà de ses puissances traditionnelles. La première Coupe du monde à 48 équipes a permis à davantage de pays d’accéder à la plus grande scène sans affaiblir l’intérêt sportif.
Selon le bilan officiel publié par la FIFA, les 104 rencontres ont attiré un record de 6 810 966 spectateurs. Les stades ont affiché un taux de remplissage de 99,7 pour cent. Le tournoi a également produit 308 buts, soit 2,96 par match, la meilleure moyenne depuis 1970.
Lire aussi: « Où sont vos points faibles ? » : comment Merkel est intervenue dans la crise du Mondial allemand
Le nouveau format a offert une place à de nouvelles équipes et à de nouveaux récits, tout en conservant les principales vedettes. Le projet était ambitieux et, au regard des audiences comme du spectacle proposé, remarquablement réussi.
Un président tourné vers le monde entier
Infantino a également fait de l’investissement dans les fédérations historiquement défavorisées une priorité. La FIFA a détaillé cette mission lors de son récent déplacement dans les Caraïbes, où il a réclamé des « opportunités, un accès et des ressources » pour les 211 pays membres.
Sa présidence n’a pas été exempte de controverses. Les questions légitimes de gouvernance doivent continuer d’être posées. Reconnaître ses réussites ne signifie toutefois pas considérer chacune de ses décisions comme parfaite.
Infantino avait promis de mondialiser davantage le football. Les records d’affluence, l’élargissement de la participation et les investissements hors d’Europe montrent qu’il a tenu la promesse centrale de sa présidence.
Lire aussi: Neymar sort du silence après sa mise à l'écart surprise à Santos



