Un test unique devient une condition d’éligibilité
L’Association du tennis féminin (WTA) a introduit des tests génétiques obligatoires pour chaque joueuse souhaitant être éligible pour concourir sur son circuit.
En vertu de cette politique, entrée en vigueur le 21 juillet, les joueuses doivent effectuer un dépistage unique du gène SRY. Le test peut être réalisé à l’aide d’un frottis buccal, d’un échantillon de salive ou d’un échantillon sanguin.
Le gène SRY se trouve généralement sur le chromosome Y et joue un rôle important dans le développement sexuel masculin. Un résultat négatif accorde une éligibilité automatique aux tournois de la WTA.
Un résultat positif n’entraîne pas immédiatement une interdiction définitive. Au lieu de cela, la joueuse devient inéligible pour concourir pendant qu’une évaluation médicale approfondie est menée, permettant à la WTA de prendre en compte certaines différences de développement sexuel.
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Selon la politique d’éligibilité actualisée de la WTA, ce changement vise à « préserver l’intégrité du tennis professionnel féminin et maintenir des conditions de compétition équitables pour toutes les joueuses participant aux tournois de la WTA ».
Le refus pourrait entraîner des mesures disciplinaires
Les joueuses sont également tenues de signer un document reconnaissant les nouvelles conditions. Le refus de se soumettre au test peut entraîner des procédures disciplinaires.
TASS a rapporté, citant le journaliste de tennis Ben Rothenberg, que les joueuses qui obtiennent un résultat positif subiront un examen médical supplémentaire avant que leur éligibilité ne soit décidée.
Le test est un mécanisme de dépistage plutôt qu’un diagnostic complet du développement sexuel d’une athlète. La présence du gène SRY indique généralement un développement typiquement masculin, mais des variations peuvent survenir, c’est pourquoi une évaluation plus approfondie est requise après un résultat positif.
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La WTA a déclaré que la politique distingue le sexe biologique de l’identité de genre uniquement pour déterminer l’éligibilité. Elle s’est également engagée à protéger la confidentialité des joueuses et à traiter toutes les athlètes avec dignité tout au long du processus.
La WTA suit les nouvelles règles olympiques
Ce changement aligne le tennis professionnel féminin sur les règles du Comité International Olympique pour les Jeux de Los Angeles de 2028.
En vertu de la politique introduite par le CIO en mars 2026, l’éligibilité pour la catégorie féminine lors des futurs événements olympiques est limitée aux athlètes classées comme biologiquement féminines grâce à un dépistage unique du gène SRY.
La décision du CIO n’était pas une interdiction générale des athlètes transgenres, comme initialement indiqué dans certains rapports. Les athlètes transgenres peuvent toujours concourir dans une catégorie correspondant à leur sexe biologique, à condition de satisfaire aux exigences de qualification et hormonales pertinentes.
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Des politiques de dépistage similaires ont déjà été adoptées par les instances dirigeantes de l’athlétisme, de la boxe et du ski. Les partisans soutiennent que les règles protègent une compétition équitable, tandis que les organisations de défense des droits humains et les défenseurs des athlètes ont soulevé des préoccupations concernant la vie privée, la complexité médicale et le traitement des athlètes transgenres et des concurrents présentant des différences de développement sexuel.
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