Pendant quatre ans, LIV a bénéficié d’une sécurité économique presque sans équivalent. Le fonds souverain saoudien PIF a financé les contrats gigantesques, les dotations record et l’offensive contre le PGA Tour.
Cette période touche à sa fin. Sky Sports rapporte que le PIF cessera son financement direct après la saison 2026, obligeant LIV à transformer entièrement son modèle.
Un investisseur gardé secret
LIV affirme avoir conclu un accord signé et approuvé par son conseil avec un nouvel investisseur principal. La transaction devrait être finalisée en septembre.
L’identité du partenaire et les conditions financières n’ont pas été dévoilées. Scott O’Neil, directeur général de LIV, assure seulement que cet investisseur financera la prochaine phase.
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Dans son annonce officielle, la ligue précise que plus d’une douzaine d’autres acteurs envisagent de prendre des participations minoritaires.
O’Neil estime que le dispositif permettra d’organiser les saisons 2027, 2028, 2029 et 2030. Cette promesse reste toutefois liée à la conclusion définitive de l’opération.
Les joueurs au cœur du capital
La transformation la plus spectaculaire concerne les golfeurs. LIV prévoit de leur attribuer collectivement la majorité du capital de la ligue.
Les joueurs ne seraient donc plus simplement rémunérés par de généreux contrats garantis. Ils pourraient profiter de la croissance du projet, mais supporteraient aussi une partie de ses risques économiques.
Le calendrier devrait également être ramené à dix rendez-vous principaux. Cinq Team Majors internationaux seraient accompagnés de cinq autres tournois présentés comme les événements majeurs de la saison.
LIV parle désormais d’un modèle diversifié associant plusieurs investisseurs. Dans une présentation de sa nouvelle stratégie, l’organisation a affirmé avoir doublé ses revenus en 2026, sans publier de comptes détaillés.
Rahm devient le symbole du pari
Aucun joueur n’illustre mieux les enjeux que Rahm. L’Espagnol a rejoint LIV au début de l’année 2024 grâce à l’un des contrats les plus importants de l’histoire du golf.
Son arrivée avait offert à la ligue une immense crédibilité sportive. Son départ éventuel affaiblirait donc à la fois la compétition, sa visibilité et sa capacité à attirer des partenaires.
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Rahm n’a pas annoncé son intention de partir. Interrogé sur la possibilité d’investir personnellement dans LIV, il a simplement répondu : « Ne jamais dire jamais. »
Il a précisé que personne ne lui avait encore demandé d’apporter son propre argent. Selon AS, il sait néanmoins que plusieurs formules sont étudiées pour faire évoluer le projet.
L’avenir de Bryson DeChambeau reste également sensible, son contrat actuel devant expirer après 2026. O’Neil ne cache pas son souhait de conserver les deux principales vedettes de la ligue.
La fin des moyens illimités
L’ampleur du défi apparaît dans les sommes déjà engagées. Golf Monthly estime que les investissements saoudiens avaient dépassé 5,3 milliards de dollars en février 2026.
Cet argent a montré qu’une nouvelle compétition pouvait rapidement déstabiliser le golf professionnel. Il n’a pas démontré qu’elle pouvait vivre durablement sans les versements réguliers d’un fonds souverain.
LIV doit désormais conserver ses stars, séduire des capitaux privés et transformer son audience en revenus durables. Son avenir ne reposera plus uniquement sur la volonté politique et financière saoudienne.
La décision de Rahm ne suffira pas à condamner ou sauver la ligue. Mais si ses meilleurs joueurs refusent d’investir dans sa nouvelle version, la confiance des partenaires pourrait rapidement s’effondrer.
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