Un message laissé à Inglewood
Les joueurs iraniens ont laissé une note manuscrite dans leur vestiaire du SoFi Stadium dimanche, après un match nul 0-0 contre la Belgique qui a maintenu leurs espoirs d’atteindre la phase à élimination directe de la Coupe du Monde.
Le match, disputé à Inglewood, dans la région de Los Angeles, était la deuxième rencontre du Groupe G de l’Iran dans le tournoi. Il s’est terminé sans but, mais ce point a permis à l’équipe d’Amir Ghalenoei de rester invaincue après deux matchs.
Selon The National, le message a été publié par la fédération iranienne de football après le match et remerciait la ville pour l’accueil réservé à l’équipe.
« De l’ancienne Perse d’il y a des milliers d’années à l’Iran civilisé d’aujourd’hui, l’esprit de l’Iran reste vivant et inébranlable », pouvait-on lire dans la note.
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« Merci Los Angeles pour votre hospitalité. Nous sommes venus à Los Angeles avec fierté, avons concouru avec honneur, et repartons avec dignité. »
La note remerciait également les supporters iraniens qui ont donné leur « cœur, leur voix et leur âme » lors des deux matchs de l’équipe en Californie, et se terminait par un appel à la paix, au respect et à l’amitié entre les nations.
Les restrictions de voyage encadrent la campagne de l’Iran
La campagne de l’Iran en Coupe du Monde a été autant façonnée par la logistique que par le football.
L’équipe est basée à Tijuana, au Mexique, et s’est rendue aux États-Unis pour ses matchs. Les deux premiers matchs de l’Iran se sont déroulés au SoFi Stadium avant le dernier match du Groupe G de l’équipe contre l’Égypte à Seattle.
Al Jazeera et l’AFP ont rapporté dans leur article sur la plainte de l’Iran auprès de la FIFA que l’Iran avait demandé à se rendre à Los Angeles deux jours avant le match contre la Belgique, mais que cette demande avait été refusée.
« L’équipe sera autorisée à arriver la veille du match, soit le jour J moins un », a déclaré Andrew Giuliani, directeur exécutif du groupe de travail de la Maison Blanche pour la FIFA, à CBS News. « Il leur sera demandé de partir le jour où le match se termine, donc le soir du match. »
La fédération iranienne a critiqué cet arrangement, arguant qu’il avait perturbé la préparation et la récupération de l’équipe. Plusieurs membres du personnel et officiels se seraient également vu refuser des visas.
Ghalenoei critique les conditions inégales
Ghalenoei a critiqué à plusieurs reprises ces restrictions, affirmant que ses joueurs avaient dû faire face à des conditions que les autres équipes du tournoi n’avaient pas rencontrées.
Le problème a été mis en lumière pour la première fois après le match nul 2-2 de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande, également au SoFi Stadium, lorsque l’équipe a été contrainte de retourner au Mexique peu après le match.
L’Associated Press a rapporté dans son article sur les défis extra-sportifs de l’Iran que les plaintes de l’Iran avaient persisté tout au long du tournoi, y compris des objections concernant les déplacements entre le Mexique et les États-Unis et l’exclusion de certains officiels et membres du personnel.
Ces tensions ont servi de toile de fond au match de dimanche contre la Belgique, où le football lui-même n’était qu’une partie de l’histoire.
L’Iran reste en vie sur le terrain
Sur le terrain, l’Iran a livré une autre performance disciplinée.
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La Belgique a eu plus de possession de balle et a créé des occasions, mais le gardien iranien Alireza Beiranvand a joué un rôle décisif pour assurer le match nul. Le carton rouge de Nathan Ngoy à la 66e minute a donné un avantage numérique à l’Iran, bien qu’aucune des deux équipes n’ait pu trouver le chemin des filets.
ESPN a rapporté dans son résumé de match que Beiranvand avait réalisé sept arrêts alors que l’Iran tenait en échec la Belgique à 10 contre 11 sur un match nul et vierge.
Ce résultat laisse l’Iran avec deux points en deux matchs, après son match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande. La Belgique a également atteint deux points, laissant le Groupe G ouvert avant la dernière journée.
Soutien au milieu d’une atmosphère divisée
L’atmosphère autour des matchs de l’Iran a reflété le poids politique porté par l’équipe.
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Au SoFi Stadium, certains supporters iraniens locaux ont bruyamment hué l’hymne national avant le match contre la Belgique, tandis que la plupart des joueurs ont choisi de chanter. Une fois le match commencé, cependant, la foule s’est largement ralliée derrière l’équipe.
L’Iran se rend maintenant à Seattle pour son dernier match de phase de groupes contre l’Égypte. Après deux matchs nuls, ils restent en lice pour atteindre les huitièmes de finale.
Leur note à Inglewood a capturé le ton qu’ils voulaient laisser derrière eux : fierté, retenue et un sentiment de dignité lors d’un tournoi défini par bien plus que les résultats.



