Jude Bellingham portera une grande partie des espoirs de l’Angleterre lorsque l’équipe de Thomas Tuchel affrontera l’Argentine pour une place en finale de la Coupe du Monde mercredi.
Le milieu de terrain du Real Madrid s’est imposé comme le joueur le plus influent de l’Angleterre durant le tournoi, inscrivant six buts et délivrant une passe décisive sur leur chemin vers le dernier carré.
Sa dernière intervention a eu lieu lors du quart de finale de samedi contre la Norvège, où l’Angleterre s’est remise d’un début difficile pour s’assurer une victoire 2-1 après prolongation à Miami.
Bellingham a marqué peu avant la pause, puis a frappé de nouveau à la 93e minute, envoyant l’Angleterre en demi-finale contre les champions du monde en titre.
Selon le compte rendu de Pierre-Étienne Minonzio pour L’Équipe, les coéquipiers de Bellingham se sont moins concentrés sur ses deux buts après le match contre la Norvège et davantage sur la détermination derrière sa performance.
Les coéquipiers saluent la mentalité de Bellingham
Elliot Anderson a souligné « la manière incroyable dont Jude se bat pour l’équipe », tandis que le gardien Jordan Pickford a loué « sa mentalité qui lui permet de performer à ce niveau ».
Le capitaine Harry Kane a été tout aussi impressionné, déclarant que Bellingham avait « puisé au fond de lui-même pour trouver quelque chose ».
Ces commentaires reflètent l’influence plus large que Bellingham a eue sur la campagne de l’Angleterre. Ses six buts ont été cruciaux, mais son intensité sans le ballon, sa volonté de prendre ses responsabilités et sa capacité à réagir sous pression l’ont également établi comme l’un des leaders de l’équipe.
Lire aussi: Antonsen signe un retour gagnant avec une 13e victoire consécutive face à Popov
Contre la Norvège, Bellingham a continué à courir malgré les conditions exigeantes à Miami et la tension physique d’un autre match à élimination directe.
Son premier but a permis à l’Angleterre d’égaliser après qu’Andreas Schjelderup ait donné l’avantage à la Norvège. Son second, marqué tôt dans la prolongation, a finalement brisé la résistance d’une équipe qui avait déjà éliminé le Brésil.
Comme décrit par la FIFA dans son rapport de match officiel, Bellingham et Kane sont désormais à égalité avec six buts, ce qui en fait la première Coupe du Monde où deux joueurs anglais ont chacun marqué au moins cinq fois.
Décisif tout au long de la campagne anglaise
L’influence de Bellingham a été particulièrement évidente lorsque l’Angleterre a eu du mal à trouver la solution dans des matchs difficiles.
Contre le Panama en phase de groupes, l’Angleterre n’avait pas réussi à concrétiser sa possession avant que le milieu de terrain n’ouvre le score sur corner à la 62e minute.
Cinq minutes plus tard, il a créé le deuxième but de l’Angleterre pour Kane, transformant une soirée inconfortable en une victoire 2-0.
Selon l’évaluation de L’Équipe sur le match contre le Panama, Bellingham a également produit plusieurs des passes les plus dangereuses de l’Angleterre avant de finalement décider de l’issue de la rencontre avec un but et une passe décisive.
Il a été encore plus influent en huitièmes de finale contre le Mexique à l’Estadio Azteca.
Lire aussi: « Le VAR a ruiné le football » : l'arbitre défend le carton rouge infligé à Beckham
L’Angleterre était sous une pression considérable pendant la première demi-heure, mais Bellingham a marqué deux fois en deux minutes pour mettre l’équipe de Tuchel en position de contrôle.
Le Mexique a riposté après l’expulsion de Jarell Quansah, mais l’Angleterre a tenu bon pour une victoire dramatique 3-2.
Comme rapporté par L’Équipe après le match, Bellingham a converti des centres de Bukayo Saka et Kane bien que le Mexique ait contrôlé une grande partie de la période initiale.
Il a donc marqué des doublés lors de matchs à élimination directe consécutifs, d’abord contre le Mexique, puis contre la Norvège.
Plus que le meilleur buteur de l’Angleterre
Bellingham est à égalité avec Kane en tant que meilleur buteur de l’Angleterre dans le tournoi, mais son rôle s’étend au-delà de ses statistiques offensives.
Kane reste le point focal de l’équipe dans le dernier tiers, tandis que Bellingham relie le milieu de terrain et l’attaque, effectue des courses tardives dans la surface de réparation et aide à propulser l’Angleterre vers l’avant lorsque sa possession devient trop prudente.
Sa contribution défensive a également été saluée.
Lors de la victoire contre le Mexique, Bellingham a réalisé une intervention cruciale pour empêcher une contre-attaque dangereuse. Pickford a ensuite déclaré que cette récupération était « aussi belle qu’un but ».
Cet équilibre entre qualité offensive et engagement défensif a rendu le joueur de 23 ans indispensable à Tuchel.
Avant le tournoi, le sélectionneur de l’Angleterre avait prévenu que Bellingham n’était pas automatiquement assuré d’une place dans le onze de départ. Ses performances en Amérique du Nord ont depuis levé tout doute quant à son importance.
L’Argentine représente le plus grand défi
L’Angleterre affronte désormais l’Argentine au stade d’Atlanta le mercredi 15 juillet, le coup d’envoi étant prévu à 20h00 au Royaume-Uni et 21h00 HEC.
Les vainqueurs rencontreront l’Espagne en finale dimanche au New Jersey.
Selon le centre de match officiel d’England Football, ce sera la première rencontre entre l’Angleterre et l’Argentine en 21 ans et leur sixième confrontation en Coupe du Monde.
L’Argentine présentera un défi différent de celui du Panama, du Mexique ou de la Norvège.
L’équipe de Lionel Scaloni possède une expérience considérable en matchs à élimination directe et tente de devenir le premier pays depuis le Brésil en 1962 à conserver la Coupe du Monde masculine.
Une grande partie de l’attention se portera inévitablement sur Lionel Messi, mais l’Angleterre a son propre numéro 10 capable de décider de la demi-finale.
Bellingham a maintes fois sauvé son équipe lorsque les matchs prenaient une mauvaise tournure. Il a marqué six buts, en a créé un autre et a livré ses meilleurs moments sous la plus grande pression.
Ses coéquipiers, cependant, semblent les plus impressionnés par ce qui se passe entre ces moments décisifs : les courses, les duels et le refus d’accepter la défaite.
L’Angleterre aura besoin de toutes ces qualités contre l’Argentine.



