Le football français tente déjà d’organiser l’après-Ligue 1+. Trois ans avant la fin de l’exclusivité de sa propre plateforme, la Ligue cherche à savoir si les diffuseurs sont prêts à revenir.
La consultation porterait sur cinq saisons, jusqu’en 2033-2034. Son lancement reste toutefois à l’étude et aucune décision définitive n’a encore été annoncée.
Des géants du streaming contactés
La LFP souhaite mesurer l’intérêt du marché avant d’ouvrir officiellement la procédure. Cette précaution doit éviter un nouvel appel d’offres sans candidats suffisamment solides.
Selon les informations de L’Équipe, le processus pourrait commencer dès le mois d’octobre.
Olivier Bramly, directeur général de LFP Media, aurait échangé avec Apple, Netflix, Amazon et Paramount. La Ligue a également renoué le dialogue avec Canal+, son ancien partenaire historique.
Des discussions ont notamment eu lieu avec Maxime Saada, tandis que Vincent Labrune avait déjà repris contact avec le président de Canal+ quelques mois auparavant.
Le retour de la chaîne cryptée n’est pas garanti. Il représenterait néanmoins une évolution importante après plusieurs années de conflit entre Canal+ et les dirigeants du football professionnel français.
Un lot unique pour tous les matches
La Ligue pourrait proposer l’intégralité des droits domestiques dans un seul lot. Cette formule offrirait à l’acquéreur tous les matches et éviterait l’éparpillement qui avait refroidi certains candidats.
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Ligue 1+ occupe actuellement cette position exclusive. Depuis le début de la saison 2026-2027, la plateforme diffuse les neuf rencontres de chaque journée.
L’abonnement annuel coûte 19,99 euros par mois, tandis que l’offre sans engagement est proposée à 24,99 euros. Le service est aussi distribué par les opérateurs télécoms, Prime Video, DAZN et OneFootball, précise la LFP.
Cette maîtrise complète constitue un atout stratégique. Elle ne suffit cependant pas à compenser la forte baisse des revenus audiovisuels versés aux clubs.
La saison actuelle ne bénéficie plus des 78,5 millions d’euros annuels de beIN Sports. L’indemnité de 85 millions payée après la sortie anticipée de DAZN ne sera pas renouvelée non plus.
Une crise devenue structurelle
DAZN avait promis environ 400 millions d’euros par saison pour huit rencontres sur neuf entre 2024 et 2029. L’accord a été rompu après une seule saison, sur fond d’abonnements insuffisants et de conflit judiciaire.
Quelques années auparavant, Mediapro avait déjà cessé de payer son contrat record. Son effondrement en 2020 avait obligé la LFP à revendre ses droits dans l’urgence.
La création de Ligue 1+ a permis d’éviter un écran noir et de reprendre le contrôle de la diffusion. Elle n’a pas encore reconstitué les revenus dont dépendaient les budgets des clubs.
La situation touche particulièrement les équipes hors PSG. Elles doivent davantage compter sur les ventes de joueurs, les revenus européens et les apports de leurs propriétaires.
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L’appel d’offres le plus important
Une vente anticipée offrirait de la visibilité jusqu’en 2034. Elle pourrait aussi profiter de l’intérêt croissant des plateformes internationales pour les événements sportifs en direct.
Mais une procédure aussi précoce comporte un danger. La Ligue pourrait céder ses droits à un tarif trop faible si le marché et l’attractivité du championnat progressent avant 2029.
La LFP devra donc arbitrer entre sécurité immédiate et valeur future. Après les échecs de Mediapro et de DAZN, le prochain contrat devra surtout tenir jusqu’à son terme.
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