Ferrari arrive à Bakou avec une voiture assez rapide pour jouer devant et une saison qui ne cesse de dire le contraire. Une série de courses sans podium, un écart qui se creuse dans les deux championnats, et un diagnostic venu de l’extérieur : le problème n’est pas le temps au tour.
Le directeur d’écurie Frederic Vasseur a fixé son objectif du week-end autour de l’exécution plutôt que de la pure vitesse. « Bakou présente un défi très différent, où la confiance dans la voiture et l’exécution seront particulièrement importantes », a-t-il déclaré dans la présentation de Ferrari pour l’Azerbaïdjan.
« Lors des dernières courses, notre voiture a montré un bon niveau de compétitivité, mais nous avons aussi vu à quel point il est important de bien maîtriser chaque aspect du week-end. »
Vasseur a désigné le circuit lui-même comme la principale source de risque. « C’est aussi un tracé où le week-end peut être plein de facteurs différents et imprévisible, alors nous devrons rester concentrés sur nous-mêmes, nous adapter à toute situation et essayer de tirer le meilleur parti de chaque opportunité. »
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Rosberg désigne le muret des stands
L’accent mis par Vasseur sur l’expression « chaque aspect » n’est pas anodin. S’exprimant sur le podcast F1 Show de Sky après le Grand Prix d’Espagne sur le circuit de Madrid, Nico Rosberg a pointé la même faille, et il n’a pas mâché ses mots sur son origine.
« C’est simplement que le talon d’Achille reste dans le domaine de la stratégie, de la communication ; ça a toujours été une faiblesse et c’est encore une faiblesse chez eux aujourd’hui », a déclaré Rosberg.
« Le rythme de la voiture est sacrément proche de pouvoir jouer régulièrement la victoire en course », a-t-il ajouté, estimant que Ferrari « n’arrive tout simplement pas à assembler correctement le tout ».
Madrid en a été l’illustration. Charles Leclerc a mené pendant 35 tours et terminé quatrième, à 24 secondes de Lando Norris, monté sur le podium, après que Ferrari l’a maintenu sur les pneus durs pendant un long premier relais et n’est passée aux tendres qu’à sept tours de l’arrivée. Lewis Hamilton a abandonné tôt sur une défaillance de freins. Douze points pour un week-end où le rythme laissait espérer davantage.
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Les comptes au championnat
Le tableau a évolué au fil des week-ends. Après le Grand Prix d’Espagne, Kimi Antonelli menait le championnat des pilotes avec 292 points, devant George Russell (211), Hamilton (191) et Leclerc (167). Ferrari occupe la deuxième place du championnat des constructeurs avec 358 points, à 145 longueurs de Mercedes et avec 52 unités d’avance sur McLaren.
Le Grand Prix d’Azerbaïdjan 2026 se dispute sur 51 tours du Baku City Circuit, long de 6,003 kilomètres, un tracé qui associe une longue ligne droite principale à un secteur intermédiaire serré et sinueux, imposant un compromis de réglages entre vitesse en ligne droite et adhérence en virage.
Le Grand Prix a lieu le samedi 26 septembre, les qualifications ayant lieu la veille.
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