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L’AFA, secouée par les enquêtes du FBI sur une piste financière s’élevant à 300 millions de dollars américains

L’AFA fait l’objet d’une enquête du FBI aux États-Unis concernant un réseau financier d’une valeur de 300 millions de dollars américains, axée sur le blanchiment d’argent et la fraude via…

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La Fédération argentine de football fait l’objet de critiques de plus en plus vives aux États-Unis en raison d’un réseau financier par lequel ont transité des recettes internationales d’un montant de près de 300 millions de dollars américains.

Les procureurs fédéraux et les enquêteurs du FBI examinent actuellement si les transactions liées à l’AFA pourraient constituer un délit de blanchiment d’argent ou de fraude via le système bancaire américain.

L’enquête n’en est encore qu’à ses débuts. Ni l’AFA ni son président, Claudio « Chiqui » Tapia, n’ont été inculpés d’aucun délit aux États-Unis.

Le FBI intensifie la pression sur la piste de l’argent de l’AFA

Des chercheurs américains ont commencé à prendre contact avec des entreprises étrangères ayant signé des contrats lucratifs de parrainage et de publicité avec l’AFA.

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Selon Hugo Alconada Mon et Nicolás Pizzi, du journal « La Nación », les procureurs enquêtent sur des paiements qui auraient été détournés vers TourProdEnter LLC, au lieu d’être transférés directement sur un compte de l’AFA en Argentine.

Cette société, dont le siège se trouve en Floride, a été chargée de gérer les recettes commerciales internationales de l’association. Elle est liée au producteur de théâtre argentin et ancien homme politique Javier Faroni ainsi qu’à son épouse, Erica Gillette.

Les enquêteurs tentent désormais de déterminer où cet argent a fini après avoir été versé sur les comptes bancaires de TourProdEnter aux États-Unis, qui en a finalement bénéficié et si une loi américaine a été enfreinte.

Près de 300 millions de dollars américains sont passés par une entreprise privée

TourProdEnter a été fondée en août 2021 en Floride et, quelques mois plus tard seulement, a signé un contrat avec l’AFA.

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Dans le cadre de cet accord, la société percevait, pour le compte de la fédération, les recettes internationales provenant du sponsoring, des droits de retransmission et des activités liées aux matchs. Elle aurait eu droit à 30 % des recettes internationales de l’AFA, après déduction des impôts, ainsi qu’à une commission de 10 % sur certaines dépenses logistiques.

Il ressort des documents bancaires que, par la suite, TourProdEnter a transféré environ 300 millions de dollars américains via des comptes ouverts auprès de divers établissements financiers américains.

Selon l’enquête menée par Nicolás Pizzi pour le journal « La Nación », plus de 146 millions de dollars américains ont été transférés via la Bank of America, tandis que 72,4 millions de dollars américains supplémentaires ont été déposés chez Synovus et environ 41 millions de dollars américains chez Citibank. D’autres fonds ont été investis chez JPMorgan et dans d’autres établissements.

Ces transactions, à elles seules, ne constituent en aucun cas une preuve d’activités criminelles. Les enquêteurs vérifient actuellement si ces paiements ont été effectués à des fins commerciales légitimes et si l’association a finalement reçu l’argent auquel elle avait droit.

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La piste des 57 millions de dollars américains mène à des entreprises de Miami

Les accusations les plus graves portent sur près de 57 millions de dollars américains qui auraient été transférés par l’intermédiaire de dix sociétés enregistrées à Miami.

Il semblerait que plusieurs de ces entreprises n’aient pas de salariés, n’aient pas d’activités commerciales enregistrées et n’aient pas fourni d’explication claire quant à la raison pour laquelle elles percevaient des millions de dollars provenant des recettes de l’AFA.

Certains étaient enregistrés au nom d’Argentins disposant de moyens financiers limités, parmi lesquels figuraient des personnes ayant travaillé dans des pharmacies ou dans le secteur du commerce de détail, ainsi que des personnes qui percevaient déjà des prestations sociales.

Une enquête indépendante menée par le journal « La Nación » sur le réseau présumé de sociétés fictives a révélé que plusieurs entreprises avaient la même adresse à Miami et étaient liées à des factures qui auraient été falsifiées.

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Le journal a affirmé qu’une partie de cette somme aurait ensuite été restituée à l’Argentine par l’intermédiaire de intermédiaires financiers non officiels, où elle aurait été récupérée en personne. Ces allégations font partie des éléments actuellement examinés par les enquêteurs et n’ont donné lieu à aucune condamnation aux États-Unis.

De grands sponsors participent à cette recherche, qui prend de l’ampleur

Parmi les contrats actuellement à l’étude figurent des accords commerciaux dont la valeur s’élèverait à plusieurs dizaines de millions de dollars.

Le journal « La Nación » a révélé l’existence de paiements liés à un contrat d’environ 60 millions de dollars américains avec Adidas, ainsi qu’à un accord d’une valeur de 40 millions de dollars américains avec Warner. Ces entreprises ont été contactées en tant que sources d’information potentielles, mais elles ne sont pas accusées d’être impliquées dans des irrégularités.

Il semblerait que les enquêteurs aient voulu déterminer pourquoi les entreprises qui faisaient affaire avec l’AFA recevaient l’ordre de verser des sommes à TourProdEnter, et comment ces fonds étaient ensuite répartis.

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Les procureurs fédéraux ont également commencé à recueillir les témoignages de personnes connaissant les procédures internes de l’AFA.

L’homme d’affaires Guillermo Tofoni, qui a été impliqué dans un litige avec la fédération, aurait participé à une longue réunion avec des agents du FBI et des procureurs. D’anciens hauts responsables de l’AFA et d’anciens fonctionnaires du gouvernement argentin pourraient également être interrogés.

L’AFA rejette les graves accusations concernant l’aéroport

Après la défaite de l’Argentine face à l’Espagne en finale de la Coupe du monde, cette affaire a été reléguée au second plan en raison d’informations erronées ou controversées.

Plusieurs médias ont rapporté que des agents du FBI avaient interpellé Tapia et d’autres dirigeants de l’AFA dans un aéroport de New York, leur avaient confisqué leurs téléphones et leur avaient ordonné de comparaître devant un tribunal fédéral de Floride.

L’AFA a catégoriquement démenti ces accusations.

« Il est tout à fait faux d’affirmer que Claudio Tapia ou Pablo Toviggino ont été cités à comparaître par les autorités judiciaires américaines, tout comme il est faux de prétendre que leurs téléphones portables ou d’autres appareils électroniques ont été saisis », a expliqué la fédération, comme le rapporte l’agence EFE dans son article consacré à l’enquête menée aux États-Unis.

Cette réponse faisait référence à l’incident présumé survenu à l’aéroport et aux convocations personnelles. Il n’a pas été établi qu’il n’y ait pas d’enquête plus large menée par les autorités fédérales à l’encontre de TourProdEnter et des transactions liées à l’AFA.

La mise en garde de Tapia concernant les « mensonges » faisait référence aux rumeurs circulant autour de la Coupe du monde

Tapia a également publié un message dans lequel il exhortait les Argentins à ne pas prêter attention aux « mensonges » ni aux tentatives visant à déstabiliser l’équipe nationale.

Cependant, l’article portait principalement sur les théories du complot et les critiques qui ont surgi après la défaite de l’Argentine face à l’Espagne en finale de la Coupe du monde. Il ne se présentait pas comme un exposé détaillé sur les irrégularités financières présumées.

« Ne vous laissez pas berner par des mensonges ou des manœuvres qui ne visent qu’à semer la discorde. Assez de ces tentatives visant à monter les uns contre les autres ceux qui ont tant apporté à notre football », a écrit Tapia, comme le rapporte l’article de *La Nación* consacré à sa déclaration.

Il serait donc trompeur d’utiliser cette citation comme un rejet direct de l’enquête du FBI.

Rien n’indique que la FIFA en ait eu connaissance

Les rapports disponibles corroborent l’hypothèse selon laquelle une enquête préliminaire serait en cours aux États-Unis concernant des transactions impliquant TourProdEnter et les recettes de l’AFA.

Il n’est pas affirmé que la FIFA ait autorisé des transferts illégaux, ait participé au réseau financier présumé ou ait délibérément fermé les yeux sur des activités criminelles. Aucune preuve fiable n’a été publiée pour étayer ces accusations.

Les enquêtes visent plutôt à déterminer si des fonds liés à l’AFA ont été détournés de manière illicite par l’intermédiaire de banques et d’entreprises américaines.

À ce jour, ces accusations n’ont toujours pas été prouvées. Cependant, l’intervention de procureurs fédéraux, d’agents du FBI et, peut-être, d’un grand jury signifie que la pression exercée sur l’une des fédérations nationales de football les plus puissantes au monde ne risque guère de s’atténuer de sitôt.

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