Une cinquième place n’est pas un désastre. Evenepoel savait de toute façon à quoi cela allait ressembler.
«Vous allez probablement faire de moi le pire coureur du monde maintenant», a lancé le Belge aux journalistes après avoir franchi la ligne à 35 secondes du vainqueur Isaac del Toro, dimanche.
La phrase a été lancée avec un sourire en coin. Le résultat derrière l’était moins pour un coureur arrivé au Canada en homme à battre en vue des Championnats du monde, disputés dans la même ville deux dimanches plus tard.
Del Toro, de l’UAE Team Emirates-XRG, a réglé au sprint le grimpeur français de 19 ans Paul Seixas après que les deux hommes se sont détachés dans la dernière ascension de la Côte Camillien-Houde. Brandon McNulty a complété le podium à 27 secondes, Quinn Simmons prenant la quatrième place à 30 secondes, et Evenepoel cinq secondes plus loin. Evenepoel avait été relégué à plus de 40 secondes au moment de l’action décisive et a repris l’essentiel de l’écart dans les derniers kilomètres.
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Quatre raisons pour une mauvaise journée
Evenepoel a livré un diagnostic direct plutôt qu’une excuse.
«Non, je n’ai vraiment pas eu une bonne journée.»
«Je ne pense pas m’être totalement remis de Québec et du transfert un peu amateur d’hier», a-t-il déclaré.
Le GP de Québec de vendredi, qu’il a remporté grâce à une échappée en solitaire de 28 kilomètres, et un transfert poussif entre les deux courses canadiennes formaient la toile de fond.
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«Je ne suis jamais vraiment bon par temps humide.»
Il n’a pas prétendu avoir tenu la comparaison avec Seixas dans la montée.
«Je n’ai pas pu répondre à l’attaque en côte, mais j’ai été le seul à parvenir à combler l’écart ensuite», a-t-il confié à Sporza.
Le double leadership belge à Montréal
L’enjeu plus large, ce sont les Championnats du monde eux-mêmes. Le sélectionneur national belge Serge Pauwels a désigné Evenepoel et Wout van Aert comme co-leaders d’une équipe de huit coureurs confirmée le 7 septembre, épaulés par Tiesj Benoot, Thibau Nys, Alec Segaert, Quinten Hermans, Maxim Van Gils et Gianni Vermeersch.
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Le champion en titre Tadej Pogačar n’est pas à Montréal. Sa saison 2026 s’est terminée sur une chute au Tour d’Espagne, écartant le coureur qui avait décroché chacun des deux derniers maillots arc-en-ciel. Evenepoel, champion du monde 2022 à Wollongong, et Van Aert, deux fois vice-champion sur l’épreuve, deviennent les favoris naturels en son absence.
«Je ne peux pas me plaindre. Si c’était une mauvaise journée, elle n’était pas si mauvaise que cela.»
«Mieux vaut avoir une mauvaise journée aujourd’hui que dans deux semaines aux Championnats du monde.»
Il a également tracé une ligne nette entre la classique canadienne d’un jour et ce qui l’attend le 27 septembre.
«Les Championnats du monde font 60 kilomètres de plus qu’aujourd’hui. Ce sera une course très différente, avec beaucoup plus de fatigue. Moins explosive et davantage axée sur l’endurance.»
La course en ligne masculine élite couvre 273,7 kilomètres sur 12 tours du circuit du Mont-Royal, avec environ 3 800 mètres de dénivelé positif. Le contre-la-montre masculin, dont Evenepoel a dit qu’il constituait sa priorité immédiate, ouvre le programme.
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