En France, chaque nouvelle histoire concernant l’Argentine en Coupe du monde ramène inévitablement à Doha. La finale de 2022, le triplé de Kylian Mbappé et la séance de tirs au but restent parmi les souvenirs les plus douloureux de l’histoire récente des Bleus.
Quatre ans plus tard, l’équipe de Lionel Scaloni a de nouveau atteint la finale. Cette fois, elle n’a pas soulevé le trophée et n’a pas quitté le terrain avec l’image d’une équipe triomphante.
L’Espagne s’est imposée 1-0 après prolongation grâce à Ferran Torres. Les scènes qui ont suivi ont ensuite placé plusieurs joueurs argentins et Roberto Ayala au centre d’une enquête de la FIFA.
Malgré cela, Gianni Infantino a adressé une lettre chaleureuse à la fédération argentine. Le président de la FIFA a notamment salué le « professionnalisme » de la sélection.
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Une fin très différente de Doha
En 2022, l’Argentine avait survécu au retour spectaculaire de la France avant de s’imposer aux tirs au but. Emiliano Martínez était devenu le héros de la séance et Lionel Messi avait enfin remporté le trophée qui manquait à sa carrière.
En 2026, l’Albiceleste n’a pas réussi à imposer le même scénario émotionnel. Elle n’a cadré aucun tir dans le temps réglementaire et a terminé la rencontre à dix après l’exclusion d’Enzo Fernández.
Ferran Torres a marqué à la 106e minute. L’Argentine n’a jamais trouvé la réponse et a perdu l’occasion de devenir championne du monde pour la deuxième fois consécutive.
La frustration s’est ensuite transformée en affrontements. Ce sont ces images, et non seulement la médaille d’argent, qui ont accompagné le départ des Argentins.
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Paredes, Molina et Ayala sous observation
Leandro Paredes a été impliqué dans des confrontations avec Gavi et Eric García. Nahuel Molina est apparu dans une autre scène avec Rodri, capitaine de l’Espagne.
Roberto Ayala, adjoint de Scaloni, a également été filmé faisant contact avec Dani Olmo au niveau de la gorge. L’ancien défenseur de Valence a ensuite reconnu qu’il n’aurait pas dû réagir ainsi.
D’après Associated Press dans son compte rendu de l’enquête, la FIFA a confié le dossier à un procureur disciplinaire. Luis de la Fuente a qualifié les incidents d’« intolérables et inacceptables ».
Le sélectionneur espagnol a aussi insisté sur la maîtrise de ses propres joueurs. « Nos joueurs ont toujours gardé leur calme et se sont comportés comme de vrais professionnels », a-t-il déclaré.
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Infantino a choisi un tout autre vocabulaire
La lettre adressée à Claudio Tapia a été rendue publique par la fédération argentine. Elle n’a donc pas été obtenue par une fuite classique, contrairement à ce qu’ont affirmé certains titres.
Comme l’a rapporté Le Parisien dans son article consacré au message, Infantino a félicité les joueurs, Scaloni, les staffs et les supporters argentins.
« La magnifique performance de l’Albiceleste a contribué de manière décisive à faire de cette édition un événement exceptionnel qui a captivé des millions de passionnés de football à travers le monde », a-t-il écrit.
Il a ensuite ajouté : « Ces victoires sont toujours le fruit d’un travail constant, du professionnalisme et du souci du détail, mais aussi de la passion, de l’engagement et de l’amour pour ce merveilleux sport. »
Ayala a reconnu sa responsabilité
Ayala a nié avoir porté un coup de poing à Olmo. Il a affirmé qu’il s’agissait davantage d’une poussée survenue alors qu’il tentait de séparer les joueurs.
Cité par beIN Sports dans son article sur ses excuses, il a déclaré : « C’était davantage une poussée qu’autre chose, ce n’était pas un coup comme certains veulent le faire croire. »
Il a néanmoins admis que son rôle lui imposait un comportement différent. « Ce n’est pas une excuse. Compte tenu de la fonction que j’occupe, mon comportement doit être différent, quoi que je puisse recevoir », a-t-il ajouté.
Cette reconnaissance rend le choix des mots d’Infantino encore plus surprenant. Un membre important du staff argentin reconnaissait lui-même un comportement inadapté au moment où le président de la FIFA célébrait le professionnalisme de l’ensemble de la délégation.
L’image de l’Argentine a changé
Pour les Français, l’Argentine de 2022 restera celle de Messi, Martínez et de la finale remportée contre Mbappé. Cette équipe avait aussi suscité des critiques pour certaines célébrations, mais elle avait quitté le Qatar avec le trophée.
En 2026, la dernière image est différente. L’Argentine a été dominée par l’Espagne, a perdu son titre et a terminé le tournoi sous la menace de sanctions disciplinaires.
La lettre d’Infantino ne modifiera pas cette perception. Elle montre surtout la distance entre la communication officielle de la FIFA et ce que les supporters ont vu sur le terrain.


