Alors que le rideau tombe sur une phase de groupes captivante de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, qui a vu 72 matchs disputés à travers le globe, l’attention se tourne désormais vers les phases à élimination directe qui débutent dimanche avec Afrique du Sud contre Canada. Avant le coup d’envoi des seizièmes de finale, Opta Analyst a dévoilé son meilleur XI de la phase de groupes, basé sur les statistiques, mettant en lumière les joueurs qui se sont distingués sous la pression.
La sélection présente un mélange de superstars confirmées et de talents émergents, avec des inclusions surprenantes de nations comme le Cap-Vert et le Ghana, qui ont déjoué les pronostics.
Présence de vétérans et solidité défensive
Dans les buts, Vozinha, le gardien cap-verdien de 40 ans, gagne sa place après une phase de groupes exceptionnelle qui a vu sa nation se qualifier pour les phases à élimination directe. Ses exploits incluent une performance stellaire contre l’Espagne lors de la première journée et un match nul crucial (0-0) contre l’Arabie Saoudite. La statistique de Vozinha de ‘buts empêchés’ (1,4) n’a été dépassée que par Angus Gunn (1,5), et seul l’Espagnol Unai Simón a réalisé plus de clean sheets.
La défense présente un mélange de tacles robustes et de passes astucieuses. Le latéral droit ghanéen Marvin Senaya a sans doute livré la plus belle performance défensive de tous les arrières latéraux contre l’Angleterre lors de la deuxième journée, neutralisant efficacement la recrue du FC Barcelone à 80 millions d’euros, Anthony Gordon. Les 18 tentatives de tacle de Senaya étaient les plus nombreuses de tous les joueurs du tournoi, remportant 24 de ses 38 duels avec un taux de réussite de ‘vrais tacles’ de 72,0 %.
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Diney Borges, du Cap-Vert, fait équipe avec la sensation espagnole adolescente Pau Cubarsí en défense centrale. Borges a réalisé 31 dégagements, le deuxième plus grand nombre parmi tous les joueurs de champ, et a remporté 68 % de ses duels. Cubarsí, âgé de seulement 19 ans, a fait preuve d’un sang-froid remarquable, ne manquant que cinq de ses 294 passes et enregistrant 16 récupérations de possession, un chiffre dépassé par seulement trois autres défenseurs centraux. Sur le flanc gauche, le piston japonais Keito Nakamura, actuellement à Reims en Ligue 2, s’est avéré une force offensive redoutable. Il a marqué le premier but du Japon contre les Pays-Bas et a délivré une passe décisive pour leur ouverture du score contre la Tunisie, réussissant cinq de ses sept dribbles et contribuant à neuf actions de tir.
Moteurs du milieu de terrain et maestros de l’attaque
Au milieu de terrain central, l’Américain Weston McKennie et l’Équatorien Pedro Vite forment un duo dynamique. McKennie, figure clé pour les co-hôtes des États-Unis, a créé sept occasions de but en jeu ouvert, témoignant de son impact constant même si son équipe a perdu 3-2 contre la Turquie. Vite, 24 ans, produit de l’académie d’Independiente del Valle et jouant désormais pour les Pumas, a été essentiel dans la progression de l’Équateur. Il a créé huit occasions de but en jeu ouvert, a récupéré la possession 29 fois (autant que Rodrigo Bentancur), et s’est classé troisième pour les tentatives de tacle avec 14.
Le trident offensif est, comme on pouvait s’y attendre, constellé de stars, avec trois des attaquants les plus prolifiques du football. Le capitaine argentin Lionel Messi, 39 ans, qui évolue en MLS, est entré dans l’histoire en devenant le premier joueur à marquer lors de sept matchs consécutifs de Coupe du Monde. Bien qu’il ait débuté sur le banc contre la Jordanie, il a inscrit son sixième but du tournoi, lui donnant une avance de deux buts sur tout autre joueur avant les phases à élimination directe.
Le Brésilien Vinícius Júnior a gravé son nom dans les annales en devenant seulement le cinquième joueur brésilien à marquer lors des trois matchs de groupe d’une même Coupe du Monde, rejoignant des légendes comme Jairzinho (1970), Romário (1994), Ronaldo (2002) et Rivaldo (2002). Ses quatre buts ont également égalé le record du plus grand nombre de buts marqués par un joueur brésilien en phase de groupes. En attaque, le Norvégien Erling Haaland, bien que mis au repos pour le dernier match de groupe, a inscrit quatre buts en deux apparitions, juste derrière Messi. Son taux de conversion des tirs de 40 % souligne son efficacité clinique.
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Le XI est complété par le Français Kylian Mbappé, qui a inscrit un doublé contre l’Irak et délivré deux passes décisives contre la Norvège. Ses 16 buts en Coupe du Monde le placent derrière Messi (19), et ses six contributions aux buts dans ce tournoi égalent le total de l’Argentin, soulignant son immense influence.
La phase à élimination directe promet davantage de suspense, ces joueurs ayant placé la barre très haut en matière de génie individuel.



