Max Verstappen a abordé l’été avec une porte de sortie bel et bien opérationnelle. Son précédent contrat chez Red Bull, courant jusqu’à la fin 2028, comportait une clause de performance lui permettant de partir si l’écurie ne figurait pas dans le top 2 du championnat des pilotes à la pause. Red Bull n’a pas atteint ce seuil.
Il est resté malgré tout.
Jeudi, la veille du début des essais à son Grand Prix des Pays-Bas à domicile, à Zandvoort, Red Bull a confirmé que Verstappen avait prolongé jusqu’à la fin 2030. À l’expiration du contrat, il aura passé 15 saisons au sein de l’écurie.
Ce n’est pas la voiture qui l’a convaincu. C’est le patron de l’écurie.
Mekies, le point d’ancrage
Laurent Mekies, promu team principal en juillet 2025 après le départ de Christian Horner, est devenu l’axe autour duquel s’est articulée la décision de Verstappen. S’exprimant après l’annonce, Mekies a décrit le rôle de son pilote de pointe en des termes qui relèvent presque de la gouvernance.
«Il est le point central de l’équipe. Il est celui vers qui nous nous tournons toujours pour toutes les décisions stratégiques que nous prenons.»
L’explication de Verstappen va dans le même sens. Dans son communiqué diffusé par l’écurie, il a désigné le Français comme la raison pour laquelle il pouvait s’engager pour quatre années supplémentaires.
«Travailler avec Laurent depuis plus d’un an a également été formidable, je vois la vision claire qu’il a pour l’équipe», a déclaré Verstappen.
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Mekies envoyait ce signal depuis un an. Au Grand Prix de Hongrie de l’été dernier, quelques semaines après avoir succédé à Horner, il qualifiait Verstappen d’élément central de l’équipe alors que le pilote balayait encore les rumeurs de départ.
Le team principal a également reconnu ce que cette prolongation faisait peser sur ses propres épaules.
«Nous ne prenons pas cela à la légère. Avec cette confiance vient une immense responsabilité : être à la hauteur en lui offrant le meilleur package possible pour les années à venir.»
Plus proche de la retraite que d’une autre écurie
Les offres rivales étaient bien réelles. Sky Sports a rapporté que son entourage avait tenu des discussions avec McLaren plus tôt cette année en vue d’un transfert pour 2027. Mais selon ses propres dires, l’alternative à Red Bull n’était pas un autre garage.
«Je pense que j’étais plus proche de la retraite que d’un changement d’écurie», a confié Verstappen à The Race.
Cela redéfinit ce que Mekies devait réellement accomplir. Il n’avait pas à surenchérir sur McLaren. Il devait convaincre un quadruple champion de 28 ans, usé par une génération de monoplaces qu’il a ouvertement critiquée, que la Formule 1 avec Red Bull valait encore la peine.
Toujours pas de victoire en 2026 pour le champion
La signature intervient alors que Red Bull se situe bien en deçà de son récent sommet. Verstappen a terminé la saison 2025 à deux points de Lando Norris au championnat des pilotes, et il n’a encore remporté aucune course en 2026, avec quatre podiums à la clé.
Il court ce week-end sur son circuit à domicile de Zandvoort, lié par contrat à Red Bull jusqu’à la fin de la décennie.
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