La dette d’Al Nassr a désormais dépassé les 800 millions de riyals saoudiens, soit environ 213 millions de dollars, et le propriétaire du club a purement et simplement coupé le robinet du mercato estival, le temps de colmater la brèche.
C’est le tableau dressé par Goal et le quotidien saoudien Arriyadiyah, dont les informations ont depuis été largement reprises.
Plusieurs joueurs de l’équipe première n’ont perçu qu’une partie de leur salaire de juin, les montants restants étant toujours en cours de régularisation.
Le recrutement est suspendu jusqu’à nouvel ordre, l’opération visant à faire venir le milieu portugais Samu Costa depuis le Real Mallorca a été mise de côté, et la succession de Marcelo Brozovic au milieu de terrain, parti du club, reste elle aussi en attente.
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Le PIF tire le frein à main
Le Public Investment Fund saoudien, propriétaire du club, a retiré à la direction exécutive d’Al Nassr son pouvoir de recruter des joueurs et lui a imposé un plan de restructuration en trois points.
D’après Goal, le club est désormais placé sous la stricte supervision de la Saudi Professional Football League, et la consigne venue d’en haut est on ne peut plus claire.
«Aucun accord contractuel ne sera signé tant que la direction ne dégagera pas de liquidités à partir des revenus du club.»
Des consultants externes, financiers, commerciaux et juridiques, ont été mandatés pour augmenter les revenus, réduire les dépenses et fixer un calendrier de redressement.
Le PIF étudie par ailleurs deux offres sérieuses de rachat, même s’il privilégierait, selon toute vraisemblance, une vente partielle plutôt qu’une sortie totale.
Postecoglou hérite du chantier
C’est sur le bureau d’Ange Postecoglou, nommé entraîneur principal le 3 juillet pour un contrat de deux ans après le départ de Jorge Jesus, que retombe cette paralysie financière.
L’Australien, recruté pour bâtir sur le titre de Saudi Pro League conquis la saison dernière, aborde la préparation sans la moindre recrue et avec un effectif attendu sur quatre tableaux.
En face, les rivaux n’attendent pas. Al Hilal s’est déjà renforcé, et le vide laissé par Brozovic au cœur du jeu reste béant tandis qu’Al Nassr attend que son propriétaire ouvre les coffres.
Et Ronaldo ?
À 41 ans, il est rentré de Dallas après la défaite du Portugal 1-0 face à l’Espagne en huitièmes de finale, le 6 juillet, sur un but de Mikel Merino dans les tout derniers instants.
Ronaldo a déclaré dans la foulée que c’était sa dernière Coupe du monde, expliquant à la presse qu’il n’était pas d’humeur à trancher à chaud sur son avenir en sélection.
«Je ne prendrai aucune décision précipitée. Je ne décide pas à chaud.»
Son contrat à Al Nassr, paraphé en pleine euphorie de la plus grosse offensive financière jamais menée par le football saoudien, était censé lui offrir un effectif taillé pour bousculer Al Hilal.
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Il retrouve à la place un club qui n’a pas les moyens de se renforcer autour de lui, et dont le propriétaire tend discrètement l’oreille à quiconque serait prêt à lui en racheter une part.



