Gianni Infantino

« Aussi bon qu’intouchable » : Infantino semble déjà imbattable pour la prochaine élection

Gianni Infantino semble déjà inattaquable pour la prochaine élection de la FIFA en 2027, ayant obtenu le soutien de plusieurs confédérations clés.

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Gianni Infantino est déjà bien parti pour rester président de la FIFA jusqu’en 2031, plusieurs des confédérations de football les plus puissantes s’étant publiquement rangées derrière lui en vue de l’élection de l’année prochaine.

Le président de la FIFA a confirmé lors du congrès de l’organisation à Vancouver qu’il se présenterait à la réélection en 2027. Le vote devrait avoir lieu lors du 77e Congrès de la FIFA à Rabat, au Maroc, où Infantino devrait largement prolonger son mandat à la tête du football mondial.

Selon la FIFA, Infantino a déclaré aux 211 associations membres lors du 76e Congrès de la FIFA qu’il briguerait un nouveau mandat.

Les chiffres sont déjà en faveur d’Infantino

L’élection présidentielle de la FIFA repose sur un principe simple : chacune des 211 associations membres de l’organisation dispose d’une voix.

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Cela signifie qu’un candidat a besoin de 106 voix pour obtenir la majorité. Infantino semble déjà avoir franchi cette ligne.

Selon Reuters, republié par The Star, la CONMEBOL a apporté son soutien à Infantino en avril, lui assurant l’appui des 10 associations membres d’Amérique du Sud.

Le bloc africain a ensuite suivi. Décrit par ESPN, la CAF a publiquement confirmé le soutien unanime de ses 54 associations membres.

L’Asie a également pris la même direction. Selon Al Jazeera, la Confédération asiatique de football a également soutenu Infantino, ajoutant 47 voix supplémentaires.

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Ensemble, ces trois blocs représentent 111 voix, soit cinq de plus que la majorité requise.

« Il est aussi bon qu’intouchable »

Pour Jens Sejer Andersen, fondateur de Play the Game, la position d’Infantino est quasi inattaquable.

S’adressant à TV 2 Sport, Andersen a déclaré : « Infantino est inamovible sur le fauteuil présidentiel en ce moment. »

Il a ajouté : « Bien sûr, personne n’est intouchable, mais il est aussi bon qu’intouchable, je dirais. »

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Cette évaluation reflète le fonctionnement du pouvoir au sein de la FIFA. Le soutien public des confédérations ne décide pas formellement de l’élection, mais il peut rendre tout défi presque impossible avant même que la campagne n’ait réellement commencé.

Un candidat rival devrait briser de larges blocs de soutien, persuader les associations nationales de défier leur direction régionale, et ce, face à un président qui contrôle un système FIFA bâti autour du financement, de l’accès et de l’influence.

Les controverses n’ont pas affaibli son emprise

La position d’Infantino semble assurée malgré un examen minutieux renouvelé de la FIFA pendant la Coupe du Monde 2026.

L’un des épisodes les plus débattus a concerné le carton rouge de Folarin Balogun pour les États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine. Le président américain Donald Trump a publiquement critiqué la décision et a ensuite contacté Infantino, après quoi la FIFA a autorisé Balogun à jouer le match suivant en suspendant l’application de sa suspension d’un match pour une période de probation d’un an.

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Décrit par le comité de discipline de la FIFA, Balogun a tout de même écopé d’une suspension d’un match et d’une amende de 40 000 $, mais l’interdiction n’a pas été immédiatement appliquée.

L’affaire a suscité des critiques en raison de l’image : un président du pays hôte était intervenu directement auprès du président de la FIFA pendant le tournoi. La FIFA a maintenu que la décision avait été prise par son comité de discipline.

Mais même des controverses de ce type n’ont pas semblé menacer la force électorale d’Infantino.

L’argent reste le plus fort argument de la FIFA

Le soutien à Infantino ne repose pas uniquement sur la loyauté personnelle. Il s’agit aussi du modèle financier de la FIFA.

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Sous sa direction, la FIFA a élargi les tournois, augmenté les prévisions de revenus et promis plus d’argent aux associations nationales. Pour de nombreuses petites fédérations, ce financement est essentiel à leur développement footballistique, et il confère au président en exercice un levier énorme.

Rapporté par The Guardian, la FIFA a prévu 14 milliards de dollars de revenus pour le cycle 2027-2030 et s’est engagée à augmenter de 20 % le financement des associations membres.

Cela aide à expliquer pourquoi la base de soutien d’Infantino reste si solide. De nombreuses associations membres peuvent avoir des préoccupations concernant la gouvernance, la politique ou le pouvoir croissant de la FIFA, mais elles bénéficient également directement du système qu’il contrôle.

Une course qui pourrait déjà être terminée

L’élection n’aura lieu qu’en 2027, mais la réalité politique est déjà claire.

Infantino a le soutien de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique du Sud, soit une majorité avant même que l’UEFA, la CONCACAF et l’Océanie ne soient comptabilisées. À moins que ces soutiens publics ne s’effondrent, l’élection ressemble moins à une compétition qu’à une confirmation.

Pour les critiques, cela soulève des questions familières sur la démocratie au sein de la FIFA. Pour Infantino, c’est la preuve que son leadership bénéficie toujours d’un soutien écrasant.

Quoi qu’il en soit, la conclusion est difficile à éviter : bien avant le vote à Rabat, la présidence de la FIFA semble déjà acquise.

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