La décision de Ferrari de changer l’ingénieur de course de Hamilton a été prise pendant l’hiver, et non lors d’un week-end de course, mais le contexte n’en était pas moins celui d’une crise. Le septuple champion du monde avait bouclé toute la saison 2025 à Maranello sans le moindre podium, dans un binôme au muret des stands dont Hamilton lui-même dit aujourd’hui qu’il n’a jamais vraiment fonctionné.
Riccardo Adami, qui avait accompagné Sebastian Vettel et Carlos Sainz durant leurs années Ferrari, a été retiré de la voiture de Hamilton avant 2026. Carlo Santi, un vétéran de Ferrari surtout connu pour avoir mené Kimi Räikkönen à sa dernière victoire en Formule 1 lors du Grand Prix des États-Unis 2018, a pris sa place.
Hamilton n’a pas renié son premier partenaire.
«L’an dernier, Adami et moi avions une très bonne relation, et c’était un type formidable.»
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Son verdict sur la nouvelle configuration, livré lors d’un récent entretien accordé à Formula 1, s’est fait moins diplomatique.
«Le dispositif côté ingénieur est un million de fois meilleur que l’an dernier.»
Les années Räikkönen de Santi
Santi, 52 ans, est né à Vérone et a rejoint Ferrari après un diplôme d’ingénieur en mécanique à l’École polytechnique de Milan et un passage au centre de recherche de FIAT, selon le portrait publié par Formula 1. Il a gravi les échelons dans des postes de simulation et de dynamique du véhicule avant de devenir l’ingénieur de course de Räikkönen en 2018, montant sur le podium à Austin en octobre de la même année pour la dernière victoire en grand prix du Finlandais.
Il n’est pas sur la voiture de Hamilton à chaque manche. Cedric Michel-Grosjean a été recruté comme suppléant, et The Race rapportait plus tôt cet été que la configuration Santi, d’abord considérée comme provisoire, s’était installée comme le schéma par défaut.
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«Un peu un OG»
La formule «Bono italien» renvoie à Peter Bonnington, l’ingénieur de course qui parlait à Hamilton à la radio tout au long de ses années Mercedes. Hamilton a confié à The Race que Santi est taillé dans la même étoffe.
«J’ai vraiment le sentiment que Carlo est un peu mon Bono italien. Je l’ai dit à Bono l’autre jour. Dans le sens où c’est un peu un OG. C’est un homme plus âgé qui a de la bouteille. Il est très calme, on l’entend à la radio.»
50 points derrière Antonelli
Hamilton a signé sa première victoire avec Ferrari au Grand Prix d’Espagne à Barcelone en juin et est depuis remonté à la deuxième place du championnat des pilotes avec 169 points, à 50 unités du pilote Mercedes de deuxième année Kimi Antonelli, selon le classement à l’issue du Grand Prix de Hongrie. Douze manches restent à disputer à la reprise de la saison au Grand Prix des Pays-Bas, le dimanche 23 août à Zandvoort.



